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Un Petit Morceau De L'auteur..

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Découvrir Plus En Profondeur..

9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 09:00

 

Ceux qui l’on vu seront d’accord avec moi… y’en a pas un qui lui arrive à la cheville, enfin… presque ! Quand je dis que j’ai été époustouflée en le voyant et qu’il a entre autre contribué à me faire voir Florence sous un autre œil, certains diront que j’exagère. Ceux-là, j’en suis sûre, n’ont pas eu de tête à tête avec lui ! Je parle bien sûr du très célèbre David de Michel-Ange.

Avant de clore mon chapitre sur l’Italie (je reviendrai ultérieurement sur certaines choses, mais pas avant un bon moment tout de même…), je voulais quand même dédier un article à celui qui a fait une grande différence et a vraiment marqué ma visite à Florence.

david Michel-AngeJe le connaissais de nom, mais je ne connaissais pas son histoire, tout comme pour son créateur. Mais lui, David, qui est-il ? D’où sort-il ? Quand a-t-il été sculpté ? Qui fut son modèle ?

Bon, qui est David, on peut le deviner assez facilement si on regarde la statue  avec sa fronde sur l’épaule … On parle bel et bien du David de l’ancien testament, celui qui terrassa Goliath. Apparemment, le sculpteur a voulu le montrer avant le combat, le regard vif, dans une attitude de violence contenue (j’aime bien cette expression), la peur et la confiance se mêlant dans son regard et les rides de son front…

Pour la petite histoire, Michel-Ange a dû sculpter son modèle dans un bloc de marbre qui avait déjà été fortement entaillé, mais dont l’auteur avait abandonné le projet. Le défi n’était pas mince, puisque l’artiste devait tailler son œuvre dans une pièce de marbre déjà rongée… Il réussit pourtant, comme on peut le voir et cette victoire n’est pas anodine : ce David représentait tout de même le premier colosse de marbre de la Renaissance. Par cette œuvre, l’artiste égala en génie, les sculpteurs de la Grève antique alors qu’il n’avait même pas encore 30 ans !

La taille fut débutée en 1501 et terminée en 1503. C’est en 1504 que l’œuvre achevée fût exposée sur la place Signoria à Florence, devant le Palazzo Vecchio. Le David fût ainsi exposé jusqu’en 1873, année où il fut transféré dans les murs de la Galleria dell Accademia. En effet, depuis plus d’une soixantaine d’années, les dégâts causé au David par son exposition au grand air commençaient à être pris en compte. Toutefois, les tentatives de protection et de restauration furent encore pire que le mal !

Italie 0253

Le modèle du sculpteur pour réaliser son David fût, selon les dires, un marbrier de Carrare (une ville de Toscane reconnue pour ses carrières de marbre). L’artiste, en tout cas, pris un grand plaisir à tailler cette œuvre dont les détails anatomiques sont impressionnants : poils, peau, muscles, veines, expressions du visage et du corps. Certains parlent même carrément de jouissance à représenter tous les détails de cet homme dans la gravure, ce que j’aurais assez tendance à croire puisqu’en tant que visiteur, c’est une véritable jouissance de l’œil que de l’admirer !

Une chose est sûre, c’est qu’on n’a pas besoin de s’y connaitre en art ou en sculpture pour admirer le génie de cette œuvre qui nous laisse le souffle court par la qualité de sa précision. Pourtant, si on se fit à ceux qui analyse ce genre de truc, cette sculpture démontre plusieurs imperfections anatomiques, tels qu’une jambe gauche plus longue qu’une jambe droite. Mais quand on le regarde, on s’en fout un peu… l’important, c’est l’effet qu’il nous donne et cette impression de perfection qui nous laisse complètement béat !

Italie 0264

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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 20:48

 

Ouff !!! Là, je suis un peu perdu, je dois bien l’avouer. J’adore les voyages, l’histoire, l’archéologie et la mythologie, mais si y’a bien un truc que je n’aime pas et que j’ai bien de la difficulté à saisir, c’est un peu tout ce qui concerne la politique ! Malheureusement pour moi, on dirait que l’histoire de Florence est principalement une histoire… politique !

Bon, on me dira que toutes les villes ont une grande histoire politique. Selon les périodes, elles ont été gouvernées par un système politique ou un autre, que ce soit une seigneurie, un duché, une république ou peu importe, on ne s’y soustrait pas. Seulement là,  ça m’a quelque peu dépassé et mon intérêt a bizarrement fléchi !

Florence en elle-même est magnifique. Elle a ce petit « je ne sais quoi » qui la distingue des autres, qui nous renvoie à la fois dans le passé tout en nous gardant dans le présent. Peut-être est-ce pour ça que je ne ressentais pas autant le besoin et l’intérêt de fouiller ses ruines historiques?

Italie 0293Enfin, j’ai quand même réussi à débroussailler quelques trucs un peu plus intéressants et simples me permettant de mieux connaitre les origines de la ville. J’en ai aussi profité pour me renseigner sur une grande famille prospère dont j’avais souvent entendu parler sans les connaitre : la famille Médicis.

Comme souvent, je suis passée jeter un œil sur ce que disait wikipédia de Florence. Et là, j’ai rit ! Oui, j’ai vraiment rit puisque le site m’a renvoyé à mon impression première de la ville de Florence : «Capitale de la Toscane, la puissante cité des Médicis ne se laisse pas apprivoiser au premier coup d'œil. Les trésors artistiques de la Renaissance se cachent derrière la barrière austère de ses palais fortifiés ou de ses églises, où joue l'éclatante lumière d'Italie. »

En effet, sur le coup je n’ai pas très apprécié la ville. Question d’humeur sans doute ! Le coup de foudre est venu par la suite, au deuxième et troisième jour de mon passage, après avoir découvert ses merveilles cachées (oui, David a joué un grand rôle, mais je reviendrai à lui !). Mais bref, je me suis quand même sentie drôlement inspirée par ce début de présentation de la ville !

Alors, je vais commencer où je débute toujours… le peuplement de cet endroit par des tribus primitives.

D’abord, il faut se rappeler que Florence est traversé par deux fleuves : l’Arno et le Mugnone (Mignone aurait quand même été plus joli comme nom !). A l’époque romaine, la ville fût créée pour des raisons principalement politiques et militaires, visant surtout à contrôler certaines voies de communication. Cependant, les romains (pas si fou que ça) découvrirent très vite que l’endroit était encore plus avantageux qu’ils ne l’avaient cru, puisqu’en plus de contrôler les voies de communication terrestres, ils avaient une entrée sur les voies maritimes. A cette époque là, bien sûr, la morphologie du terrain et des cours d’eau n’était pas tout à fait la même.

La ville fût baptisée « Florencia » et l’origine de ce nom a deux explications possibles. La première étant que la ville aurait été créé au printemps afin d’honorer la déesse Flore. La deuxième hypothèse parle plutôt de l’abondance de lys en fleurs dans la région au moment de la création de la ville. Comme les romains étaient pas mal superstitieux quant aux horoscopes et aux présages astronomiques, les deux hypothèses peuvent être valables.

Vers le Vème siècle, toutefois, la ville fût prise d’assaut par les Goths et les Byzantins qui cherchèrent à se l’approprier. L’endroit est pillé et abandonnée, tombant en ruines. Ce sont les Lombards qui la reprennent ensuite, mais comme ils doivent construire leurs grandes voies commerciales loin des axes romains (contrôlé par les Byzantins qui ne sont de toute évidence pas leurs grands copains…), Florence est un peu laissée pour compte, loin des axes commerciaux. Elle connaît à partir de ce moment, une période sombre qui durera près de deux siècles. Les choses commencent à changer quand le comte de Florence et de Fiesole décide d’établir sa résidence officielle dans la ville même de Florence au IXème siècle. Le commerce reprend graduellement, la vie culturelle s’enrichie, des églises, des monastères et des abbayes se construisent, donnant une place importante au catholicisme.

La ville devient une commune indépendante, gérée principalement par un marquis, appuyé par les grandes familles nobles et l’autorité épiscopale. Mais bon… on s’en doute, nobles et partisans de la religion peuvent très bien s’entendre pendant un temps, mais vient un moment où les dissensions apparaissent, ce qui ne manqua pas de se produire. On appelle cette période, celle des Guelfes et des Gibelins. Les Guelfes représentent les nobles qui soutiennent l’Empire alors que les Gibelins soutiennent la papauté. Ensuite, des nobles soutenaient la papauté, enfin… tout un micmac bref, qui n’apporta pas grand-chose au final (d’après ce que j’en ai compris…), sinon que pas mal de monde fût exilé.

Italie 0104Au XVème siècle, on voit apparaitre les débuts de la dynastie des Médicis. Sous leur règne, la ville brille de tous ses éclats, prospérant et atteignant le sommet de sa gloire. En fait, à chaque génération de la famille, ceux-ci apportent un énorme soutien à la vie intellectuelle, artistique et scientifique, faisant de Florence une ville dotée d’une très grande richesse culturelle. On y voit passer de nombreux artistes, hommes de sciences et de lettres, philosophes, etc. Parmis eux, Léonard de Vinci, Michel-Ange et Botticelli pour ne nommer que ceux là ! En fait, la liste est longue et je ne me permettrai pas d'en nommer d'avantage, car ma culture à moi est loin d'être suffisante pour les classer par priorité ou grandeur de leurs oeuvres! Ne dit-on pas justement de Florence qu’elle est le berceau de l’Humanisme et de la Renaissance ?

Vu le rôle important et même primordial de la famille Médicis dans l’histoire de Florence,  je voulais quand même en savoir un peu plus sur eux. Après tout, ils sont bien connus en Europe et deux femmes ont été reines  et régentes de France : Catherine et Marie de Médicis. En résumé, voici un peu ce que ça donne.

A l’origine de cette prestigieuse famille, aurait été un apothicaire ou un médecin (Medici), ce qui explique l’origine de leur nom. Mais c’est une supposition sur le nom, parce qu’apparemment, cette profession n’a pas du tout marqué le reste de la famille ! Par la suite, ils firent fortune par le commerce et la transformation de la laine. De commerçant ils devinrent banquiers, de banquiers, politiciens et peu à peu, ils accrurent leur prestige et leur renommée.

Cosimo il Vecchio, mieux connu sous le nom de Cosme l’Ancien (parce qu’on s’en doute, d’autres Cosme lui ont succédé…) pris le pouvoir de la ville de Florence au XVème siècle. Magouilles politiques en fait, puisque vu de l’extérieur, Florence était une République et ce charmant jeune homme n’était qu’un citoyen comme un autre. Toutefois, grâce à sa diplomatie, il sût manier habillement la politique locale pour faire prospérer brillamment la ville ! Il accrut considérablement sa fortune grâce au commerce familial et à ses banques, ce qui lui permit Italie 0302d’investir des sommes astronomiques dans les arts : sculpture, architecture, peinture et orfèvrerie. C’est lui qui est à l’origine du trésor des Médicis qui a continué de s’enrichir jusqu’à Anna Maria Louisa, la dernière survivante de la famille, qui légua ce trésor à Florence en 1743, à condition que celui-ci ne quitte jamais la ville et que tout soit mis à la disposition du public. Chacun des membres influents de la famille apportèrent leur part à ce fabuleux trésor pendant les deux siècles où ils exercèrent leur pouvoir sur la ville.

Avec le pouvoir qu’ils exerçaient sur Florence et même leur influence économique sur l’Europe entière à travers les banques, on comprend mieux la position prestigieuse de la famille et comment deux de ces femmes purent devenir reines et régentes de France !

Après les Médicis, ce furent les ducs de Lorraine qui reprirent le pouvoir politique de la ville. Florence rejoint officiellement le Royaume Italien en 1860, mais bien sûr, au niveau politique, l’histoire continue dans des méandres où je n’irai pas me perdre d'avantage !

 

Si j'en apprend beaucoup à relire l'histoire des endroits que j'ai visité, là, j'avoue en avoir découvert beaucoup plus que je ne l'aurais imaginé ! La richesse d'information historique sur cette ville est vraiment incroyable. Du coup, c'est un peu difficile de faire le trie sur l'essentiel, puisque des choses que je peux trouver très intéressantes ne sont pas forcément significatives dans l'histoire globale de la ville. En plus, moi et tous les trucs politiques... ça fait vraiment deux !

Malgré le côté un peu laborieux de cette recherche historique, je suis quand même satisfaite du résultat. Retourner à Florence, c'est clair que j'aurais d'autres priorités de visite touristique que celles que j'avais lors de mon premier passage et je serais sans aucun doute beaucoup plus attentive à ce qui concerne la famille Médicis. J'ai trouvé la lecture de leur histoire vraiment très intéressante !

Décidément, je n'ai pas fini d'en apprendre !

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 20:00

 

Alors que l’histoire de Milan ne m’intéressait pas au plus haut point, celle de Venise par contre, m’intriguait depuis longtemps et c’est avec une grande curiosité que je me suis lancée dans son passé.

Venise est à elle-même, un mystère de création. Qui a bien pu avoir l’idée de bâtir une ville sur l’eau ?

Scan0011D’abord, un petit retour sur la géographie des lieux, actuel et passé. Venise est situé dans une lagune, sur les abords de la mer Adriatique qui elle, se jette directement dans la méditerranée. A l’époque où remonte les premières traces de civilisations des lieux, la lagune est remplie de petites îles disparates et les crues et décrues rendent l’endroit marécageux, remplie de roseaux et difficilement habitable. Des traces archéologiques montrent que l’endroit aurait été occupé dès l’âge de bronze et certains vestiges reposent aujourd’hui sous deux à trois mètres d’eau. L’histoire officielle d’une occupation organisée remonte pourtant à beaucoup plus tard, près de cinq siècles après J-C. Jusque là, l’endroit aurait surtout été occupé par des pêcheurs exploitant les salines et menant une vie plutôt dépouillée.

Donc déjà, avant Venise, les peuples qui occupaient les lieux s’appelaient les Vénètes. Issus d’un peuple indo-européen, ils vécurent un bon bout de temps en petites communautés tranquilles, d’abord sous l’occupation romaine puis, au sein de l’empire byzantin. Les débuts officiels de l’occupation des différentes îles parsemant la lagune se serait fait sous la pression des barbares, vers les Vème et VIème siècles. Pour leur échapper, les populations locales se seraient réfugiées dans les marais, près du Delta du Pô. La présence de marécages rendait l’endroit inaccessible aux chevaux des barbares et les difficultés de navigation dans ses eaux la protégeaient d’envahisseurs venant de la mer, principalement des Byzantins.  Les îlots du Rivo Altus, qui signifient rive haute et correspond aujourd’hui au Rialto serait, selon la légende, l’endroit où la ville de Venise aurait été fondée. Justement, une légende raconte que la ville aurait été crée le 25 mars 421 très précisément par  trois consuls venus de Padoue. Toutefois, cela relève plutôt du mythe que de la réalité, puisque les fouilles archéologiques en cours sont en train de démontrer une toute autre histoire…

img 3129Le site, après l’invasion des barbares, tombe sans surprise aux mains de l’Empire Romain d’Orient. Sous la poussée des Lombards envahissant l’Italie du Nord, les habitants des environs se réfugient dans les îles de la lagune et fondent officiellement la ville de Venise, au VIème siècle de notre ère. Question de s’imaginer un peu ce que peut représenter l’édification d’une ville dans une lagune, il faut bien comprendre que la ville compte aujourd’hui  118 petites îles séparées par 177 canaux, le plus important de ces canaux étant connu sous le nom de Canal Grande. On compte aussi 354 ponts rattachée fermement à la terre. Evidemment, à l’époque, tout n’était pas encore construit, mais ils ont dû commencer en quelque part ! Depuis les petites îles où ils vivaient dans des huttes, ils érigèrent progressivement des bâtiments plus important, apportèrent des matériaux depuis la terre ferme, asséchèrent certains canaux pour en creuser de nouveaux… Finalement, ce fût un travail colossal qu’ils accomplirent à travers les siècles ! Les différentes îles composant aujourd’hui la ville connurent aussi différentes périodes de prospérités, mais celle qui devint le centre de Venise, le Rialto, fut sans aucun doute l’endroit qui se développa le plus. De grandes maisons ou des villas se construisirent le long du Canal Grande et l’architecture se fit plus artistique et particulièrement soignée au fil des siècles. En même temps, il fallait des bâtiments solides avec des frondaisons qui résistent au sel de mer. Bref, plusieurs casse-tête que les architectes de la ville résolurent il y a déjà plusieurs siècles.

P1100819En fondant leur ville, les vénitiens décidèrent peu après d’établir leur propre pouvoir local et nommèrent un Doge ou un duc à la tête de la ville, qui s’établit justement sur l’île du Rialto. Comme la ville n’était pas d’un accès facile, l’Empire environnant ne pouvait pas grand-chose contre l’indépendance de cette ville en croissance ! Toutefois, l’indépendance officielle de Venise ne se fera que bien après l’an 1000.

Sa position ouverte sur la mer permet à Venise de devenir rapidement un port de très grande importance et son commerce fleuri, grâce entre autre à ses extractions de sel et à son artisanat (verre, cuir, bronze). Elle devient donc une ville marchande prospère, sachant tirer profit de sa situation, négociant tantôt avec l’Empire Franc, tantôt avec l’Empire Byzantin, utilisant le passage de la route de la soie, par laquelle transitent les marchandises de luxe telles que les épices, les soieries, les métaux précieux venant d’Orient vers l’Occident. La ville  conquiert aussi les îles et étend elle-même son empire sur  la méditerranée, installant ses comptoirs un peu partout, ce qui lui assure une position riche et forte. Pour assurer sa place marchande, elle crée au XIIème siècle l’Arsenal, afin d’assurer la sécurité de ses flottes, de la ville et de ses colonies.  Venise devient ainsi, non seulement une force économique et marchande d’importance, mais une puissance navale d’envergure.

img 3108Son essor économique et son emprise sur la méditerranée, surtout avec la prise de Constantinople, permis à Venise de profiter de près de quatre siècle de quasi-monopole commercial mondial.

Toutefois, toute cette belle situation fut bientôt compromise par deux facteurs. D’une part, l’avancée des Turcs dans la méditerranée, s’appropriant la quasi-totalité des comptoirs vénitiens et d’autre part, l’ouverture de routes commerciales vers les Amériques. A cause de ces dernières, le commerce méditerranéen perdit de sa popularité alors que les navires faisaient plutôt voiles vers l’autre coté de l’Atlantique. Le commerce mondial venait de changer de cap et ce n’était plus Venise qui en profitait.

Ce déclin économique diminua nettement la puissance vénitienne, alors que son emprise sur la méditerranée disparaissait peu à peu. A cause de tout ça, Venise aurait carrément pu connaitre une décadence totale, mais c’était sans compter sur sa grande diversité culturelle. Avant même son déclin, Venise n’était plus seulement une ville marchande, mais bien une puissance économique et militaire qui dû s’adapter à sa nouvelle situation. En parallèle, sa vie culturelle et intellectuelle connue un essor fulgurant. Les commandes artistiques venant de grandes familles vénitiennes ou d’institutions religieuses ne cessent de croitre, attirant ainsi de nombreux artistes à Venise. Une sorte d’aura prestigieuse planait sur la ville, attirant l’œil de l’Europe sur elle, fascinant, épatant, intéressant, lui donnant aussi le titre de « capitale européenne des plaisirs ». Fêtes, carnaval, théâtres, concerts, la ville faisait largement profiter aux visiteurs et à ses habitants, de sa vaste diversité culturelle.

La fête cessa quelque peu lorsque Napoléon Bonaparte débarqua, le 17 mai 1797, mettant fin à plus de 1000 ans d’indépendance de la ville. Encore là, les guerres s’amusèrent à changer les lignes frontières et  Venise passa des Français aux Autrichiens avant de passer définitivement à l’Italie, vers les années 1866.


P1100819

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Pleins de rebondissements, donc, que l’histoire de Venise ! Complètement ignare de l’histoire européenne, je ne

me rappelais plus du temps de l’époque byzantine, de l’empire Ottoman et de tous ces trucs là. J’ai bataillé un moment pour comprendre le plus important de l’histoire de Venise qui est loin d’être aussi simple que je ne le croyais… Ah là là, dans quoi je me suis embarquée moi ! 

N’empêche, je suis assez heureuse de passer à travers toute cette histoire, même si je l’avoue, c’est plus fastidieux que je ne m’y attendais. Difficile et complexe, certes, mais d’une incroyable richesse ! Par contre, je ne suis pas sûre que j’arriverai à tenir le même rythme de ce type d'écriture encore longtemps…

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6 avril 2010 2 06 /04 /avril /2010 11:00

 

Le Duomo de Milan est considéré comme la plus grande église du monde catholique après Saint-Pierre de Rome et la cathédrale de Séville. Imposante par son style et sa grandeur, je n’ai vraiment pas eu de chance quand je l’ai visité la première fois, car toute la façade était recouverte pour des travaux de restauration ! Toutefois, j'y suis retourné par la suite et cette fois, j'ai pu capturer quelques images vraiment magnifique. Disons que cette deuxième visite m'a vraiment permis de mieux apprécier la finesse de l'architecture de cette cathédrale.


img 2879

Alors donc, la construction du Duomo commença en 1386, à la demande d’un Visconti. Petite parenthèse sur les Visconti, puisqu’on en parle. Ceux-ci furent l’une des plus puissantes familles de nobles qui régnèrent sur le duché de Milan de 1277 à 1447.img 2870-copie-1

Cette cathédrale impressionne particulièrement par sa façade qui ressemble à une sorte de hérisson de marbre ! Quand j’ai lu cette comparaison, je l’ai trouvé plus que réaliste puisqu’en effet, ses flèches de marbres qui lui sortent de partout pour pointer vers le ciel sont assez impressionnantes. Ajoutez à cela plus de 2000 statues qui ornent la cathédrale et vous obtenez un beau pêle-mêle visuel de flèches, d’ornements en dentelles et de statues. Elle a principalement été construite dans un style gothique et l’extérieur folichon contraste curieusement avec son intérieur beaucoup plus froid, bien que toujours aussi grandiose et impressionnant.


img 2875

Je ne me rappelle pas avoir visité l’intérieur du Duomo quand j’y suis allée. Je garde un souvenir flou de ma première visite et lors de mon deuxième passage, nous ne pouvions pas y entrer... dommage ! En tout cas, j’aurais bien aimé monter sur les toits pour apercevoir toute cette dentelle de marbre autour de moi, ce qui est possible par le biais d’un ascenseur ou d’escaliers. Au lieu de ça, nous sommes grimpés dans un immeuble pas très loin de qui nous a permis de voir un peu mieu toutes ces flèches qui pointent vers le ciel. Vraiment magnifique...

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 00:00

 

Bon, Milan, à première vue, ce n’est pas une ville qui m’a épatée. Mais qu’en serait-il aujourd’hui ? Est-ce que je saurais mieux l’apprécier ? Honnêtement, j’en doute. Je ne suis pas une amoureuse des grandes villes… je préfère les petits villages et la nature, même si cela ne m’empêche pas d’apprécier la magnificence des plus grosses. Mais bon, cela ne m’a pas empêché de me plonger avec délice dans l’histoire de Milan, tout comme dans celle de l’Italie au grand complet !

On s’en doute, Milan a une très longue et grande histoire. Un peu comme pour Genève, je me suis plongée dans l’histoire d’abord avec un intérêt mitigé, mais une fois pris dans le courant historique, j’ai eu bien du mal à m’en extraire ! On peut vite se perdre dans les courants historiques tant ses méandres sont importants… entre la Gaule, les Celtes, les Alamans, les Helvètes et toutes les différentes tribus aux noms vraiment exotiques (en tout cas pour moi !), il m’arrive de m’y perdre !

Mais bon, je vais essayer de faire un résumé de tout ça sans trop m’égarer.

Milan fut construite sur des terres particulièrement fertiles : une bande de terre sèche au beau milieu de plaines inondables,  irriguée par de nombreux cours d’eau. Elle possède d’ailleurs une position stratégique à proximité d’anciennes voies romaines d’importance, de plusieurs routes transalpines et des ports de la méditerranée.  Cette situation lui permet de contrôler les passages vers la Suisse, la France, mais aussi en direction de l’Italie, sans compter les routes maritimes ! Un tel avantage se répercute bien sûr sur son économie et cela ne date pas d’hier. Son nom latin Mediolanum peut avoir deux origines et le premier serait justement lié à sa situation et signifierait « centre du territoire ». On peut en effet se dire qu’elle a une position centrale assez bien choisie !

Pour la deuxième signification, il faut retourner à son histoire mythologique (ça, j’adore ! Surtout avec leurs noms tellement bizarres !). Au VIe siècle Av. J-C, le roi de Gaule Ambigatos (est-ce qu’il était ambigu par hasard ?) envoya ses neveux chercher de nouvelles terres à conquérir. Les territoires déjà occupés commençaient à être bien populeux, alors qu’est-ce qu’on fait quand on a une bonne croissance démographique ? On cherche de nouvelles terres à conquérir ! Alors donc, Bellovesos (décidément, leurs noms sont tous plus originaux les uns que les autres !), l’un de ses neveux, parti avec tout un régiment d’hommes et de femmes, certains à pieds d’autres à cheval. Ils traversèrent les Alpes, se battirent contre d’autres tribus et arrivèrent dans une région que l’on nommait, la terre des Insubres (à ne pas confondre avec insalubres… comme je l’avais d’abord lu !).

En rêve, Belisama était apparût à Belloveros. Belisama était une divinité celte de très grande importance et elle lui indiqua où bâtir sa nouvelle ville. Il devait trouver un animal magique, une « laie semi-poilue » (la laie est la femelle du sanglier et celle là devait juste être à moitié poilue…) et là, il pourrait construire sa nouvelle ville. Apparemment, « laie semi-poilue » se traduirait par « medio lanum ». Aujourd’hui encore, la truie est l’emblème de la ville.

Donc ça, c’est pour l’origine mythologique de la ville. Ensuite, pour sa petite histoire, on peut déjà deviner que la ville fût prise par l’Empire Romain, ce qui arriva au IIIe siècle av. J-C. Ils en ont quand même conquis du territoire ceux-là et il n’est pas difficile de s’imaginer qu’une ville aussi choyée que celle là ne serait pas pour déplaire à leur collection ! D’ailleurs, il la nomme même capitale d’Occident au IIIe siècle, ap.J-C cette fois. Peu de temps après, elle devint un véritable pilier de la foi chrétienne puisque l’empereur Constantin y autorisa la liberté religieuse par ce qui fut appelé l’édit de Milan.  J’avais souvent entendu parler de cet édit, mais je n’avais jamais bien compris à quoi il faisait référence. Après une petite recherche, j’ai découvert qu’en fait, cet édit permettait à chacun d’adorer son dieu dans le ciel, quel qu’il soit et non plus de considérer l’empereur romain comme un dieu et de l’adorer comme tel. Pas mal comme progrès ! En tout cas, cet édit permettait aux chrétiens de pratiquer librement leur culte et sous la ferveur de l’évêque Ambroise, devenu plus tard Saint-Ambroise, patron de la ville, Milan devint ce fameux centre de la foi chrétienne.

A la chute de l’Empire Romain, les guerres se succédant au cours des siècles, Milan devient tour à tour propriété des Barbares, de l’Italie, des Français, des Espagnols, des Autrichiens, à nouveau aux Français avant de revenir en Italie. Du Moyen-âge à l’époque moderne, Milan est la capitale de ce que l’on appelle un duché. Des familles riches et très puissantes se sont succédées pour contrôler cette capitale prospère et parmi les noms bien connu, on peut parler des Visconti, suivi de la famille Sforza. Les Visconti sont ceux qui commandèrent la construction du Dôme de Milan et ils contrôlèrent la place pendant presque deux siècles. Vinrent ensuite les guerres d’Italie, à l’époque de la renaissance. Puis, Milan rejoignit officiellement l’Italie en 1860 après avoir été conquis par Victor-Emmanuel II avec l’aide de Napoléon III, un an plus tôt.

Scan0008 - CopieMalgré toutes les guerres qu’elle a vu passer, Milan sait imposer son style et la puissance de sa prospérité profite à beaucoup. Son architecture, sa puissance militaire et son commerce prospère la désigne comme la cité économique la plus puissante d’Italie du Nord pendant plusieurs siècles. La mode Milanaise est reconnue depuis le XIIIe siècle déjà et cette notoriété n’a pas faiblit depuis, puisqu’aujourd’hui encore, l’élégance de sa mode et le savoir-faire de ses couturiers continuent à faire des envieux ! Milan entre d’ailleurs en compétition avec d’autres grandes villes telles que Paris ou New-York dans ce domaine. Autrement que le domaine de la mode, de nombreux artistes réputés traversèrent Milan, y travaillèrent, s’y installèrent, que ce soit dans le milieu de la peinture, de l’architecture ou de la musique avec la création de ballets et de théâtre. Le théâtre de la Scala, par exemple, a vu défiler de nombreuses personnalités depuis son inauguration le 3 Août 1778 (Wow ! Deux siècles exactement avant ma mise au monde !!!). Cette grande diversité, on peut en profiter encore aujourd’hui quand on visite cette ville d’une incroyable richesse culturelle !

Bien sûr, je passe un peu vite à travers de nombreux siècles d’histoire qui peuvent représenter pour certains, les passages les plus intéressants. Pour ma part, je m’intéresse surtout à la fondation de la ville et au parcours résumé qui nous dit pourquoi la ville est devenue ce qu’elle est aujourd’hui… Je reviendrai sur des moments précis de son histoire quand je parlerai de certains monuments ou lieu d’intérêts touristiques…

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3 avril 2010 6 03 /04 /avril /2010 09:00

 

Depuis mon arrivée en Europe, l’Italie était mon premier véritable voyage, s’étalant sur plusieurs jours et impliquant un minimum de débrouillardise puisqu’on n’avait rien réservé à l’avance. Découverte aussi des voyages avec des copines que je ne connaissais pas encore beaucoup à cette époque et de ce que ça implique de voyager ainsi ! Ce n’est pas toujours facile et tout le monde doit mettre un peu d’eau dans son vin à un moment où à un autre (pourtant, il est bien meilleur sans eau, le vin ! Surtout le vin Italien!)… Pour moi, ce fût de réaliser à quel point ma susceptibilité pouvait être mal placée et totalement inappropriée. Bon, en termes de « révélation » sur ce point, je crois que c’est venu un peu plus tard, mais ça prend un début à toutes choses !

Italie 0155Mes impressions au retour étaient assez variées. Bien sûr, j’ai décrit toutes les beautés que j’ai vu, gardé en mémoire les moments particulièrement intenses et remplis de magie que j’ai vécus, mais il y a encore ces petits trucs qui chiffonnent ou qui restent, que ce soit positif, négatif ou simplement une impression générale. En voici quelques unes.

D’abord, comme je l’ai constaté en arrivant à Milan, déjà même dans le train, l’Italie ce n’est pas la Suisse !

« La Polizia était vraiment TRES présente et pas seulement à Milan, mais vraiment tout au long de notre voyage. En plus, ils avaient l’air tellement sérieux et « coincés » que c’était plus fort que moi, je pouffais de rire chaque fois que je les voyais ! Comme si le port de l’uniforme devait interdire tout sourire !

Deuxième impression, l’Italie c’est cher. Et pour quelqu’un qui vient de la Suisse, ce n’est pas peu dire. Faut dire aussi que la conversion des francs suisses en euro n’est vraiment pas avantageuse… même le dollar canadien vaut plus que le franc suisse ! »

En même temps, c’était ma première expérience où je devais convertir les prix de l’euro en franc suisse et je n’étais pas encore très douée à ce jeu ! Depuis le temps et l'expérience acquise dans mes voyages, j’ai compris depuis que quand on reste dans les centres très touristiques, on paye le prix fort et qu'il suffit de s'éloigner de peu pour rencontrer des prix tout à fait raisonnable ! Ce n’en fût pas moins un choc à ce moment là.

« Troisième impression : C’est sale. Je me suis très vite habituée à ne pas voir de merde sur les trottoirs ou de restant de vidanges dans les rues, alors disons que ça fait bizarre de recommencer à surveiller où on marche ! Beaucoup de mendiants aussi qui se jettent sur toi avec des photos d’enfants en essayant de faire pitié et en te lançant des injures quand tu les ignores !

Quatrième impression : Il faut être sensible à l’art et aimer les musées pour apprécier l’Italie ou tout au moins Florence.

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Cinquième impression : Les informations touristiques sont purement une  décorations de mauvais goût ! Bêtes et sans façon, ceux qui sont sensé être là pour aider les touristes ne semblent prendre aucun plaisir à faire leur travail et être à chaque fois plus frustrés de voir des touristes. A part vendre des cartes de la ville, il ne faut demander  conseils sur RIEN ! Tu veux trouver une auberge ? Regarde sur la liste, on peut rien dire de plus… On veut voir une pièce de théâtre ? Par le droit d’en parler, regarde les feuillets (alors que tout est écrit en Italien !). On veut savoir ce qu’il y a d’intéressant à voir ? Regarde la map… Assez chiant merci à la longue ! Surtout qu’ils ne se forcent même pas pour se faire comprendre, parlant toujours plus vite alors qu’en parlant un peu plus lentement, on pourrait comprendre l’essentiel. Et dire que nous, on fait notre possible, il parait que ça les insultes plus quand on tente de parler italien alors qu’on ne le parle pas couramment. Dire qu’au Québec, on est toujours content de voir quand les gens essayent de parler un peu français, même s’ils ne le parlent pas très bien, on se dit : au moins, il fait un effort ! »

 

Un premier voyage donc, mais rempli de petits riens, de belles choses visitées et d'impressions de toutes sortes, à la fois variées et surprenantes qui ne m'ont donné qu'une envie... en découvrir encore plus !

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Merci à Valérie qui m'a permis d'ajouter quelques photos de Florence plus ensoleillées que les miennes...


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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 09:00

Le 15 et 16 novembre 2003

 

« Hier la déception, aujourd‘hui, l’exaltation ! »

Cette deuxième journée à Florence m’a permis de beaucoup mieux apprécier son ensemble architectural, ses sites d’intérêts touristiques et ses « vibrations artistiques » : Michelangelo, Donatello, Botticelli (non non, je ne parle pas des Ninja Turtles !), le cuir, le papier… J’avais l’impression d’être plongée dans les siècles passés. Au contraire des sites moyenâgeux de la Suisse, là, je parle de l’époque du romantisme, de la poésie, des lettres…

Italie 0184Parmi les sites que nous avons parcourus : la Piazza Del Pitti, le Ponte Vecchio, la Piazza de Michel Angelo (avec un autre David, mais qui n’allait pas à la cheville du vrai !) qui nous a donné une vue superbe sur la ville et ce, malgré les nuages gris au dessus de nos têtes. Le Giordano Di Boboli était particulièrement intéressant, avec ses fontaines et ses statues… ça doit être magnifique en été, quand les fontaines fonctionnent et que les rosiers sont en fleurs ! Là, en automne, sous la pluie, c’était très… dépouillé ! Nous avons bien sûr traversé d’autres endroits dont je ne me souviens que vaguement de quelques images. Toutefois, l’impression que j’en ai gardé était très émotive :

« Florence est à vivre sur un rythme émotionnel, tout à fait différent de ce que l’on connaît. Une ville de musée en fait, ou à voir l’été avec la multitude de rosiers en fleurs et les oliviers qui décorent les jardins où se mêlent fontaines et sculptures. Une ville où on apprécie plus son architecture par sa magnificence et sa grandeur que par le choix des couleurs (rose, vert, blanc…).»

Bien sûr, à ce moment là je n’avais pas compris que le rose, blanc et vert faisaient références au drapeau Italien. Je crois que je ne l’ai compris que peu de temps après, mais il m’est resté que le rose ne faisait franchement pas très joli dans l’ensemble !

D’ailleurs, dans les impressions du même style, nous avons été assez surprises de voir autant de drapeaux de ce qui correspondait pour nous, à ceux de la fierté gay ! Dire que les Italiens ont la réputation d’être MACHOS ! Mais où sont-ils ? En fait, je n’ai appris que beaucoup plus tard cette fois, que ce drapeau signifiait en fait… la Paix !

Après une belle journée de promenade humide, j’ai pu déguster une VRAI soupe minestrone ! C’est que moi et les soupes, c’est une longue histoire d’amour et manger une authentique soupe Italienne (qui ne soit pas réchauffé au micro-onde celle là), c’était tout simplement un pur délice ! Là, j’étais heureuse et comblée... enfin une journée à la hauteur de mes attentes !

La troisième et dernière journée était aussi celle du retour. Nous avons profité de cette journée pour monter dans la tour du Duomo, question d’avoir une vue sur la ville qui ne nous a pas déçue !

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En plus, comme c’était dimanche, nous avons eu droit au concert des multiples clochers qui tintent les messes… Pas mal depuis là haut !

Après la scéance photo, nous avons fait un dernier tour de ville, en passant par la Plazza Donatello pour finalement, ben se retrouver dans un autre cimetière ! C’est que, apparemment j’ai le don de voir des endroits qui ont l’air super jolis, tout pleins de fleurs et de statues, mais qui se révèlent être… des cimetières !

Une bonne glace Italienne a fait partie de notre menu découverte de ce jour, encore là, sans déception. Seule grande déception du jour… toute bonne chose a une fin et il est temps de rentrer en Suisse. J’aurais bien aimé continuer le voyage, descendre à Rome, Pompéi… mais bon, ça, ça sera pour une prochaine fois !

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1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 09:00

Le 14 novembre 2003

 « Comment expliquer ou décrire  Florence ? Florence, c’est une ville d’art, une ville à ressentir et à goûter avec ses sens, pas seulement à regarder ou à visiter. Il faut vibrer sur le rythme de l’art et se laisser transporter par son courant … Voilà le secret de cette ville exceptionnelle ! »

Voilà aussi pourquoi  le coup de foudre ne fut pas instantané ! Arrivé à Florence, nous avons eu droit à quelques expériences un peu pénibles qui se sont toutefois vite résolues. D’abord, un contact avec une femme particulièrement « bête » à l’information touristique, suivi d’un mode « susceptibilité ON » de ma part qui m’a amené à avoir quelques divergences d’opinions avec mes compagnes de voyage. Rien de bien important, mais qui a rendu cette première journée à Florence moins impressionnante que les précédentes.

D’abord, la première chose que l’on fait une fois arrivée à Florence est bien sûr de se trouver une auberge de jeunesse où dormir. On a finalement échoué à l’Hostel Archi Rossi, à quelques minutes de la gare. Partout sur les murs, des graffitis, des peintures, des dessins et autour de nous, des statues, un petit jardin, une cuisinette… bref, une ambiance très « florentine », complètement artistique, jeune et… disons le, vraiment cool !

Ensuite, nous sommes parties comme toujours, pour découvrir la ville.

Je l’ai déjà dit, ce jour là, j’étais en mode « susceptible » et donc, quand j’ai aperçu les murs extérieurs de derrière du fameux Duomo, ben honnêtement, je ne sais pas si c’est l’humeur qui faisait ça, mais en tout cas, j’ai été déçue et pour dire vrai, j’ai trouvé ça carrément laid ! Pourtant, la première impression n’est pas forcément toujours celle qui reste, comme en témoigne ce nouveau passage d’un mail que j’ai écrit à ma famille par la suite…

« Moi là, l’agencement de marbre carotté vert, blanc, noir et rose, ça beau être du marbre, ça m’a pas fait tripper. Ensuite, quand j’ai vu la grosseur de c’te machin là, ouff, j’ai été fortement impressionnée. Puis, quand j’ai vu la façade avant du dôme, là, j’ai commencé à réviser sérieusement mon jugement et quand j’ai aperçu le dôme intérieur, là, mon opinion a complètement basculé ! Incroyable, ça ne se décrit tout simplement pas ! »

Scan0015

L’élément marquant de cette première journée à Florence fut sans conteste, la visite de la Galerie de l’Académie où était exposé le fameux David de Michel-Ange. Là, on peut dire qu’on a vraiment eu le coup de foudre. Je me rappelle qu’on soit rentrées là et qu’on se soit figée toute les trois devant cette magnifique sculpture.

« Ouuufff… vraiment lui là, il dégage de quoi de vraiment particulier. Toutes les trois, on a été subjuguée par l’aura qu’il dégageait ! Je ne le croyais pas aussi GRAND et aussi PARFAIT ! On est ressortie de là avec une espèce d’extase sur le visage… on devait être drôle à voir ! »

Italie 0264

Sans aucun doute, cette découverte a permis de diminuer mon taux de susceptibilité de la journée puisque pour le reste, je ne garde que des souvenirs  sympathiques. Bon, il y avait la pluie et l’humidité qui s’étaient mis de la partie pour nous gâcher un peu la visite, mais rien pour nous arrêter ! Par contre, comme je l’ai déjà dit, ça manque de verdure en novembre et quand on rajoute la pluie à tout ça, les paysages perdent un peu de leur charme. On n’a plus qu’à s’imaginer à quoi ça peut ressembler rempli de fleurs, de verdure et de soleil !

Une première journée à Florence donc, principalement marquée par David et par, disons le, ce que je considérais comme la laideur particulière du Duomo (c’est quand même au bout de 3 jours que j’ai appris à l’apprécier !).


Scan0014Quand je regarde les photos aujourd'hui, je ne le trouve franchement pas moche, ce Duomo !

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 09:00

Récit du 13 novembre 2003

  P1100791Ahh Venise ! Son nom parle de lui-même : un mythe, un rêve, un fantasme, une utopie… Venise fait partie de ces lieux dont on rêve de voir les charmes un jour ou l’autre. Enfin, pour moi, c’était une ville que je n’aurais jamais cru visiter et qui me fit réaliser que oui, j’étais bel et bien en Europe, que j’avais la possibilité de découvrir tout ça et que je devais en profiter pleinement !

Si j’ai été éblouie par la découverte des villes à caractère médiéval en Suisse, ici, c’est un tout autre charme que je découvre. J’en tombe à court de mots et c’est pêle-mêle que je balance mes premières impressions : chefs d’œuvres architecturaux, canaux un peu partout si typique ce que qu’on s’attend à voir, pas de bruits d’auto, de grues ou d’autres machineries lourdes… seulement les bruits de la foule et celui des moteurs à bateaux (généralement peu incommodant).  Eprouvant pour les sens : odeurs marines (ou de swamp de grenouille comme le disait si bien ma compagne de voyage), magnificence des bâtisses, bruits étrangement plus calme que ce à quoi on a l’habitude… je me suis sentie sollicitée de toute part pour arriver à intégrer pleinement la diversité que m’offrait cette visite de Venise.

« Alors qu’au soir tombant, les lumières s’allument dans les rues et que a clarté descend, une aura tout simplement magique s’étend sur ce qui nous entoure, ne faisant pas mentir à Venise sa réputation de ville romantique. »

Et oui, on le devine, je suis tombée sous le charme, une fois de plus ! Mais cette fois-ci, ce n’est pas l’architecture médiévale et vieillotte qui est en cause, mais celle des grands classiques vénitiens : Pont Rialto, Pont des Soupirs, Plazza San Marco, Palais des Doges, Basilique Santa Maria de la Salute, Basilique San Marco et combien d’autres encore dont je ne me rappelle plus les noms, que je ne me rappelle plus avoir admiré ou reconnu. Une fois de plus, j’étais émerveillée par le simple fait de me retrouver là, à Venise, de voir tous ces échoppes remplis de masques de carnaval, les ponts et les canaux, de ressentir cette ambiance tellement particulière et différente de ce que je connaissais…

Scan0012« Le lendemain, Venise. Alors là, on parle !!! Après le bruit de Milan, le calme de Venise avec uniquement les bruits de foules et de bateaux (aucune auto ou camion là !). Après la puanteur du gaz à Milan, les effluves d’eau ou de « tites grenouilles » n’étaient vraiment pas envahissantes ni déplaisantes ! J’ai tout simplement ADORE Venise ! Voir les marchands recevoir leurs livraisons en bateau ou bien marcher dans ces rues piétonnières avec les lumières des lampadaires de style antique, la multitude de ponts qui traversent les canaux, l’architecture vraiment grandiose de la Plazza San Marco et bien d’autres… Envoûtant ! J’ai même entendu le son des trombones d’un petit orchestre qui pratiquait dans la Basilique de la Plazza San Marco !

Le Dôme était tout plaqué de dorures et peinturé de fresques, c’était magnifique. Et ça, c’est sans compter le paquet de petits kiosques ou de magasins vendant des masques ou des pièces en verre de Murano. Je trouvais bien mignon les petits masques en céramique peints de style décoratif, mais je ne m’en serais jamais acheté au Québec. Ici, par contre… oufff !!!! Le choix des couleurs, la précision des dessins et les coups de pinceaux, l’ajout des chapeaux et tout… vraiment tout pour nous imprégner du théâtre Vénitien ! D’ailleurs, on a failli aller voir une pièce, mais finalement, la seule qui jouait ce soir là était à 16hres et bien évidemment, y’était trop tard ! Dommage…

On a ensuite manger un VRAI souper Italien, digne de ce nom et vraiment délicieux ! Sans oublier le fameux café Italien et le Ciaccolata !  Hmmmm »

Le soir venu, nous avons dormi à l’hôtel Biasin, dans une chambre dortoir pour trois, à 20 euros chacune. Par contre là, ça ne valait vraiment pas le prix, pourtant déjà bas. On a eu droit à au moins un mouton, un chien et un chat en poussière sous le lit !

Toutefois, j’ai gardé de cette seule visite à Venise, un souvenir rempli de magie…

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 10:00
Récit du 12 novembre 2003

Après avoir passé près de deux mois et demi à découvrir la Suisse sous différentes coutures, voilà que je me décidais enfin à quitter le cadre alpin pour m’évader vers ces villes européennes qui nous font tant rêver depuis le Québec. Ma première destination : l’Italie. Au programme, cinq jours de voyages et donc, trois belles villes italiennes à découvrir, soit Milan, Venise et Florence. J’ai été accompagnée dans ce périple par deux bonnes amies avec qui j’avais déjà découvert Chamonix: Annie et Sylvianne. Cette dernière ne nous a toutefois pas accompagnée à Milan, mais nous a plutôt rejointes à Venise.

Je prends donc le train, ce matin du 12 novembre 2003 et après un peu plus de 3hres de trajet, j’arrive en Italie, à Milan. Ma première constatation est une évidence : on n’est définitivement plus en Suisse ! Ce qui me frappe (ouch !), c’est la très grande présence de la Polizia et le fait qu’étrangement, l’uniforme semble empêcher toute possibilité de sourires.

img 2891Milan est réputé pour ses grands magasins et ses grandes marques de couturiers célèbres. Bon, je n’ai jamais été très « fille » et le shopping et moi, à cette époque là du moins, ça faisait vraiment deux ! Du coup, même si ça peut sembler bizarre, je n’ai pas du tout vu ces grands magasins que je m’attendais à voir. En même temps, je devais surement avoir en tête une image du style Montréal ou New-York centre ville, je ne sais pas, mais sinon comment expliquer autrement que j’ai traversé le centre Vittorio Emmanuel sans même m’apercevoir que les grands magasins que je m’attendais à voir étaient justement là, sous mon nez ! Oui, j’ai bien vu qu’il y avait de petites boutiques là dedans, mais il est vrai que je n’ai pas regardé de plus près quel type de boutique c’était ! Ah là là… on pourrait presque dire, honte à la fille qui est en moi, mais en même temps, totalement digne de la « tom-boy » que j’étais ! Alors c’est bon, l’équation correspond.

img 2883Sinon, je n’ai pas trouvé que cette ville avait beaucoup de choses à voir. Bien sûr, le simple fait de me retrouver en Italie faisait que je trouvais du charme à tous pleins de bâtisses des plus ordinaires. Outre le Théâtre de la Scala qui était assez sympathique, le Centre Vittorio Emmanuel et le Duomo (Cathédrale) qui était en restauration (à notre grande déception puisque c’était l’objet principal de notre visite), notre visite a été assez brève. On s’est promené dans ce que je crois avoir été les Giardini Publicci, mais on s’entend, au mois de novembre, même les plus beaux jardins sont en grève de verdure ! Finalement, je crois que ce qui m’a le plus impressionné à Milan fût la gare. Impressionnante et gigantesque, c’est comme ça que je la décrivais.

Un petit passage d’un mail que j’ai écrit à ma famille et mes amis à cette époque et qui résume bien mon impression générale de Milan :

img 2909« On a donc marché pour voir un peu la ville… Bruyante, ça pue les camions, mais la Plazza Vittorio Emmanuel était vraiment impressionnante. Une sorte d’arche qui converge en plusieurs allées, avec des plafonds peints en fresques et en mosaïques, vraiment particulier ! J’ai appris après que c’était là que y’avait tous les magasins à grande renommée… bah… tant pis !

Traversé cette place, on est « finalement » arrivé au fameux Duomo sauf que… eh MERDE !!! Y’avait toute la façade recouverte… réparation d’entretien et de conservation ! Tout ce que l’on a pu voir, c’est la place principale… avec des pigeons ! On n’est pas venue à Milan pour voir des PIGEONS ! »

Fin d'après-midi, nos ventres commencent à protester (et sûrement nos humeurs aussi...). En Québécoise fraichement débarquée sur le sol Européen, nous n’avions pas encore l’habitude de manger tard (tard= après 19hres). Trouver un restaurant ouvert avant 19hres était donc tout un défi à relever, surtout qu’on n’était toutes les deux affamées ! Du coup, le seul endroit que nous avons trouvé était plutôt... dénudé. Dans mon souvenir ça ressemblait presque à une cafétéria, et c’est là que j’ai mangé mon premier plat de pâte italienne. Quelle déception ! Même si elles étaient très bonnes, mes pâtes, c’était du RECHAUFFE AU MICRO-ONDE !!! Je ne sais pas du tout c’était quoi comme place, mais en tout cas, on n’était pas tombé très haut !

On a ensuite dormi à l’hôtel Eva, un hôtel 1 étoile tenu par une dame charmante qui ne parlait ni français ni anglais et avec qui on a dû bidouiller un jargon plus ou moins compréhensible. Toutefois, l’endroit était sympa avec une décoration typique, mais au lit très mou où j’ai miraculeusement super bien dormi !


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