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Un Petit Morceau De L'auteur..

  • : Les Aventures Rocambolesques de Manou en Suisse
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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 08:00

Barcelone - mars 2004 (205) ParkGüellIl faut le dire, un de mes nombreux coups de cœur a été le Parc Güell, appelé ainsi d’après le nom du mécène de Gaudi. Après avoir découvert le génie et la complexité architecturale de la Sagrada Familia, j’ai été subjuguée par la simplicité et l’harmonie naturelle de ce parc.

Conçu à l’origine pour devenir une ville basée sur le modèle anglais et devant comporter une soixantaine de maisons et une chapelle, les coûts de construction s’avérèrent beaucoup trop élevés pour mener ce projet à bien. Le site devint alors la propriété de la ville de Barcelone en 1922.

Personnellement, je trouve que c’est en se promenant à travers le parc que l’ont fait véritablement  connaissance avec Gaudi.  J’ai trouvé que la Sagrada Familia démontrait une sorte d’explosion de style, une orgie d’architecture (je sais, le mot n’est peut-être pas le plus approprié pour parler d’une église, mais c’est le seul qui me vienne à l’esprit actuellement...). Au contraire, le Parc Güell insère le style de Gaudi dans une harmonie parfaite avec la nature, la reproduit en conservant son relief. Que ce soit à l’ombre des arbres ou assis sur le banc de la terrasse, on apprécie cette douce symphonie qui s’offre à nous, comme par exemple à travers ces fameuses colonnes qui simulent des troncs d’arbres et forment une allée ombragée.

Barcelone - mars 2004 (167) ParkGüell

La fontaine du dragon est bien sûr, l’un des symboles les plus populaires du parc et juste derrière, on découvre la salle Hypostyle, aussi appelée Salle des 100 colonnes. Ne les comptez pas, il en manque quelques unes... seulement 84 ont été achevées. La place formée au dessus de la salle est bordée par un magnifique banc tout en courbe, rappelant un serpent ondulant de 150 mètres de long.

Espagne - Mai 2006 (425)Le fameux dragon de l'escalier principal


Barcelone - mars 2004 (163) ParkGüell

Voûte de la Salle des 100 colonnes

 

Barcelone - mars 2004 (180) ParkGüell

Banc serpentant au dessus de la salle des 100 colonnes

 

Bref, le Parc Güell est l’un de ces endroits de la ville où un détour est absolument nécessaire. C’est un bol d’air rafraichissant au milieu de la journée et même si c’est un endroit fort prisé de Barcelone et que les places principales sont vite gagnées par la foule, le reste du parc, quant  à lui, demeure un endroit agréable pour une petite balade bien reposante

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27 octobre 2010 3 27 /10 /octobre /2010 00:00

 

On ne peut pas passer aussi vite que je l’ai fait dans mon article sur Barcelone, sur cette petite merveille qu’est (ou sera), la Sagrada Familia.

Espagne - Mai 2006 (268)C’est en 1882 que les travaux débutèrent, d’abord dirigés par les architectes Martorell et De Villar, suite à la vision d’un certain Josef Maria Bocabella i Verdaguer (à vos souhaits!) qui souhaitait voir là, un temple expiatoire dédié à la Sainte Famille. La construction débuta dans un style néo-gothique conventionnel. Gaudi se joignit ensuite à cette réalisation et en prit rapidement la direction.

Ce dernier faisait des études très détaillées de chacune des façades et dressait des maquettes très précises de ses projets, utilisant comme toujours, la nature et ses formes comme source d'inspiration.

En 1920, plusieurs célébrations eurent lieu dans la Sagrada Familia pour célébrer la conclusion de “l’année Jubilaire de Saint Josef”. L’une de ces manifestations regroupa mille choristes venus de toute la Catalogne pour chanter l’Alléluia de Händel.

En 1925 fût terminé le clocher de Saint Barnabé de la façade de la Nativité et l’année suivante, le 10 juillet, Gaudi meurt après avoir été renversé par un tram. Il fût enterré dans la crypte de la Sagrada Familia.

Par la suite, les travaux furent repris par l’architecte Sugranyes qui était l’un des collaborateurs de Gaudi. Toutefois, la guerre civile de 1936-1939 eu des conséquence tragiques pour l’église puisque la crypte fût brulée tout comme l’atelier dans lequel se trouvaient les dessins et les maquettes de Gaudi. Une fois la guerre terminée, la crypte fût restaurée et les restes de maquette récupérés afin d’être remis en état, dans le but de pouvoir poursuivre la construction.

Encore plusieurs éléments relatant l’histoire de la Sainte Famille sont prévus avant que la construction ne soit achevée. La façade de la Nativité est la seule des trois façades qui aura été directement construite par Gaudi. C’est la façade principale du temple, celle que l’on reconnait facilement sur toutes les photos. Elle a récemment été reconnue comme “Patrimoine de l’Humanité” par l’Unesco.

Pour l’instant, seules deux façades sont complétées : la façade de la Nativité et celle de la Passion. Le temple, lui, est ornée de quatre tours ou clochers, mais quand le tout sera terminé, l’église devrait être couronnée de 12 tours, quatre par façade et donc, une pour chacun des apôtres.


Barcelone - mars 2004 (142) Sagrada Familia

Façade de la Nativité

 

Barcelone - mars 2004 (102) Sagrada Familia

Façade de la Passion


Barcelone - mars 2004 (125) Sagrada Familia

Quatre des douze tours (clochers) ornant le temple


Partout dans la Sagrada Familia, les couleurs utilisées dans les mosaïques, les formes, les ornementations sont remplis de symboliques que je ne détaillerais pas tellement ils sont vastes et complexes. Par contre, lors de la visite avec un audio-guide, on a un bref aperçu de la richesse architecturale incroyable qui a été mise en oeuvre pour la construction de ce temple. Aucun détail n’est laissé au hasard.


Barcelone - mars 2004 (135) Sagrada Familia

Espagne - Mai 2006 (290)

Espagne - Mai 2006 (265)

Espagne - Mai 2006 (266)

 

Personnellement, si tous les détails architecturaux ne m’ont pas forcément plu, j’ai été fortement impressionnée par la symbolique et la quantité incroyable de détails qui débordent d’un peu partout. Alors que de l’extérieur, je ne trouvais pas l’ensemble particulièrement “joli”, une visite plus approfondie m’a non seulement charmée, mais carrément envoutée ! Et honnêtement, il n’est pas nécessaire d’être pieux ou pratiquant pour apprécier la grandeur juste astronomique de ce projet.

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 18:00

 

Ce fût véritablement un coup de cœur que la découverte de cette ville. J’y suis d’ailleurs retourné deux ans plus tard avec mon chéri et la visite fût encore une fois, riche en découvertes.

Géographie

La péninsule ibérique est encerclée d’une part par la mer méditerranée et par l’océan Atlantique de l’autre. Au sud, elle est séparée du Maroc par le détroit de Gibraltar et au nord, de la France par les Pyrénées. La péninsule comprend plusieurs pays, notamment l’Espagne, le Portugal, la principauté d’Andorre, Gibraltar (qui est un territoire britannique située au sud-est de l’Espagne) et Cerdagne, qui est une région naturelle partagée entre l’Espagne et la France.  

Barcelone - mars 2004 (326)La ville de Barcelone, quant à elle, est située sur la côte est de cette péninsule, sur les abords de la méditerranée. Autour d’elle s’étend la Catalogne, province dont la ville est la capitale. Outre son accès à la mer, un profil montagneux se reflète sur la ville par le biais du Montjuïc. Les origines du nom de cette montagne sont un peu brumeuses. D’une part, le site aurait été dédié au dieu Jupiter au temps des romains (Mons Jovis, Monte de Jupiter, Montjuïc) et d’autre part, le site aurait aussi été appelé Mons Judaïco ou Mont Judaic, en mémoire du cimetière juif qui s’y trouvait. D’autres encore parlent d’une famille hébreuse  qui aurait eu une grande influence  et un grand renom au sein de la ville. Bref… plusieurs histoires pour raconter un nom de montagne ! Toujours est-il que ce lieu a été particulièrement mis en valeur comme site pour les jeux olympiques de Barcelone en 1992.

Histoire

Bien avant la fondation de la ville, la péninsule ibérique était peuplée, on s’en doute un peu, par un peuple appelé les ibères. Ensuite vinrent les Carthaginois, puis les celtes et enfin, les romains qui baptisèrent la péninsule « Hispanie », lui donnant en même temps sa culture chrétienne et latine.

L’histoire de Barcelone remonte à environ 4000 ans et c’est l’une des plus vieilles d’Espagne. Selon la légende, ce serait  Hamilcar Barca (le père d’Hannibal) de Carthage, qui aurait fondé le site. Toutefois, cette version a été remise en cause suite à des fouilles récentes. Ce serait en fait l’Empereur Auguste qui aurait fondé la ville et non pas Hannibal.

Barcelone - mars 2004 (177) ParkGüellL’endroit aurait été transformé en camp militaire par les romains. A la chute de l’Empire, ce sont les Wisigoth qui envahirent les lieux vers 411 AP J-C, avant d’en être chassés par les Maures ayant traversé le détroit de Gibraltar, en l’an 711 AP. J-C. Ces derniers prirent possession de la péninsule qu’ils renommèrent Al-Andalus. Si l’occupation des Maures dans la péninsule s’étale sur près de sept siècle, la ville de Barcelone, quant à elle, est reprise par les Carolingiens en 801, transformant ainsi la ville en capitale du comté de Barcelone, avant de l’incorporer à la Marche d’Espagne.

Je me suis souvent interrogée sur cette dénomination de « Marche d’Espagne », sans vraiment en comprendre le sens. Quelle idée d’appeler un territoire « Marche » ? Apparemment, il s’agissait d’une frontière politique et militaire située dans la partie orientale des Pyrénées. Serait-ce dû au but « militaire » de la région, cette dénomination ?  Je ne sais pas, je n’ai toujours pas trouvé la réponse. Enfin bon, il s’agissait donc de comtés dépendants de l’Empire Franc et principalement  dominé par des troupes militaires. Au départ, l’autorité fût confiée à des représentants locaux, mais le goût d’indépendance de ceux-ci n’était pas pour plaire aux monarques carolingiens de l’époque. Ils ne tardèrent donc pas à mettre en place leurs propres comtes francs pour s’assurer une certaine obéissance locale. Malgré tout ça, le besoin d’autonomie des différents comtés de la Marche n’alla pas en s’affaiblissant et l’unité se rompit en 897 AP J-C. Ne restèrent que les comtés de Barcelone, de Vic et de Gérone, formant ainsi les prémices de ce qui devint par la suite, la Catalogne.

En 985 AP J-C, un événement marqua l’histoire de la ville de Barcelone. Le Calife de Cordoue, une ville située dans le sud de la péninsule, attaqua et pilla la cité, emportant avec lui de nombreux esclaves. Le comte de Barcelone alors en place, un certain Borrel II, réclama l’aide de son suzerain Hugues Capet. Celui-ci restant sourd à ces demandes, l’indépendance du comté de Barcelone devint alors un fait officiel. A partir de cet événement, la Catalogne connue alors une phase d’expansion. De nombreux Mozarabes (chrétiens d’origines assimilés à la culture arabe) et juifs fuirent les persécutions de ce fameux Calife et allèrent se réfugier dans les anciens Etats de la Marche d’Espagne. Ce faisant, ils emportèrent avec eux leur culture et leur savoir. En même temps, des paysans, ayant loués leurs services comme mercenaires (toujours pour le même calife), revinrent dans leur province et utilisèrent les technologies apprises pour favoriser la défense de leur terre, la reconstruction, l’irrigation, etc. Tout cela est très paradoxal et je dois avouer avoir un peu de peine à comprendre cette époque, mais toujours est-il que grâce à ce mouvement, la croissance démographique et technique de la région connue une poussée remarquable tout comme les échanges commerciaux.

Cette révolution se propagea jusqu’aux autres Etats de la Marche d’Espagne puis à l’Europe toute entière, par le développement, entre autre, du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle (qui lui, n’a pas grand-chose à voir avec le Calife…). Barcelone devint alors un centre très prisé au niveau culturel et scientifique. Le Pape Sylvestre II fût considéré comme l’homme le plus cultivé de son temps, étudia à Barcelone et apporta sa contribution au domaine scientifique.

Barcelone - mars 2004 (077)Au cours des XIIIe, XIVe et XVe siècles, la ville devint l’une des principales puissances méditerranéenne. Elle était au centre d’un vaste territoire comprenant les autres états de la Marche, différentes possessions maritimes, ainsi que la confédération catalano-aragonaise.

Il faut s’y attendre, après toute phase d’expansion vient une phase de déclin. C’est ce qui arriva à la ville au cours du XVe siècle. L’alliance avec la Castille à travers le mariage de Ferdinand II d'Aragon et d’Isabelle de Castille fût l’un de ces éléments.  Un autre élément, fût la découverte des Amériques qui déplaça les échanges commerciaux vers l’Atlantique. La ville de Barcelone fût dévastée par deux fois, d’abord entre 1640 et 1652 puis lors de la Guerre de Succession en 1706-1714. Tout cela eu pour conséquence la disparition des institutions propres à la Catalogne.

A la fin du XVIIe siècle, c’est la reprise économique qui commence et avec l’industrialisation du XIXe siècle, Barcelone devient un important centre, à la fois politique et culturel.

En 1992, la ville accueilli les Jeux Olympiques d’été, affirmant ainsi son dynamisme, son ouverture et son attrait à la face du monde.

Attraits touristiques

Les attraits de cette ville sont à peu près aussi multiples que les raisons qui peuvent nous y amener ! Qu’il s’agisse de se balader sur les Ramblas, d’aller se prélasser dans le Park Güell, de découvrir la richesse architecturale de la Sagrada Familia ou de faire un saut dans l’un des nombreux musées de la ville, Barcelone réserve au visiteur, des surprises de toutes sortes auxquelles il ne saura rester indifférent.

Lors de mes deux passages dans la ville, j’ai profité des bus touristiques rouges Sightseeing et je dois dire que le prix de la visite valait largement le coût. D’une part, ce bus nous permet de monter er de descendre quand on veut et en plus, on bénéficie d’un commentaire audio des plus intéressants. En passant ainsi dans les rues, on découvre de très nombreux bâtiments aux formes et aux structures inusités. Si beaucoup sont signés "Gaudi", il n'est toutefois pas le seul à avoir laissé son empreinte sur la ville. Pour n'énumérer que quelques uns de ces endroits aux architectures inusitées : la Pedrera, la Casa Bàtllo, la Casa Figueres, le Palau Nacional, l'hospital de Sant Pau (oui, l'hôpital a vraiment une architecture magnifique!), la plaça de la Ciutadella et combien d'autre encore. 

Je ne peux pas détailler tout ce qu’il y a à voir, alors je vais y aller avec mes principaux coups de cœur. D’abord, le Park Güell, un endroit où le génie de Gaudi explose d’une façon tout à fait originale. On découvre ces jardins avec un plaisir et un ravissement tout particulier en se promenant à l’ombre d’un sentier ou encore en se prélassant sur de magnifiques bancs aux mosaïques multicolores. On peut profiter d’une très belle vue sur la ville depuis le parc.

Espagne - Mai 2006 (424)

Barcelone - mars 2004 (228) ParkGüellBarcelone - mars 2004 (180) ParkGüell

Barcelone - mars 2004 (218) ParkGüell

La Sagrada Familia est bien sûr un incontournable. Cette église était destinée à devenir la grande cathédrale de Barcelone et les travaux furent commencé en … 1882 ! Gaudi participa à la réalisation de cette petite merveille de l’architecture, imprimant son style bien particulier dans cette construction. Pour diverses raisons toutefois, l’Eglise est toujours en construction aujourd’hui, ce qui n’empêche nullement la visite d’être des plus intéressantes. On peut louer un audio-guide qui se révèle riche en informations sur l’histoire et l’architecture des lieux.

Barcelone - mars 2004 (084) Sagrada Familia

Il faut aussi aller se balader dans le Barri Gòtic, témoin de la longue histoire de Barcelone. Le quartier fut construit à l’intérieur des vieux remparts romains et on peut admirer les différents courants de l’histoire à travers ses ruelles étroites et labyrinthiques. Quitte à se balader, autant aller faire un tour sur les Ramblas, un autre lieu incontournable de la ville ! Que ce soit pour admirer les artistes de rue, regarder les étals de fleurs ou pour profiter de la terrasse d’un café, c’est un endroit qui palpite de vie et où il fait bon flâner. En partant de la jolie plaça de Catalunya, on se promène gentiment sur les Ramblas jusqu’à ce que ceux-ci nous amènent dans le Port Vell, un autre endroit agréable à découvrir.

Espagne - Mai 2006 (353)

Barcelone - mars 2004 (251) Les Ramblas

Espagne - Mai 2006 (390)

Lors de ma dernière visite, j’ai découvert le Poble Espanyol. Il s’agit d’une sorte de village construit en 1927, à l’occasion de l’Exposition Mondiale de 1929. C’était un projet qui permettait de regrouper les différents styles architecturaux de la géographie espagnole et le tout est, je dois dire, particulièrement réussi.

Il y a bien sûr beaucoup plus à découvrir et le mieux est encore de se doter d’un guide détaillé de la ville ou de faire un saut à l’office du tourisme…

Espagne - Mai 2006 (199)

Conclusion

Bien d’autres lieux mériteraient une attention particulière, mais il y en a tant que je ne saurais pas rendre le plein mérite à chacun d’eux. Je n’ai visité qu’un seul musée lors de mes passages alors qu’il y en a pourtant plusieurs magnifiques à découvrir. La raison est simple, le temps me manquait et la belle température ne m’incitait guère à m’enfermer entre quatre murs alors qu’il y a déjà tant à voir en plein air !

Bref, Barcelone est une ville magnifique à découvrir, pleines de richesse du passée jumelée à une architecture moderne qui ne jure en rien avec son intérêt historique. Quoi dire de plus ?

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 08:00

  Récit de voyage du 7 mars 2004

Barcelone - mars 2004 (275) Estacio De Sants« Et là, c’est déjà ma dernière journée. Après un mini-déjeuner (comme la veille, mais bien meilleur) à déguster ma pitahaya à 6 euros, je suis repartie à la découverte de Barcelone, mais à pied cette fois-ci. Passé la Plaça de Catalunya, j’ai marché jusqu’à la Plaça Espanya où se dresse une superbe fontaine. Je me suis ensuite dirigée, musique sur la tête, vers Estació de Sants en passant à côté du Park Joan Miró où se tenait une course de marche rapide… c’était vraiment bizarre de les voir se contorsionner comme ça. Ils avaient quasiment l’air… euh… déformés ! J’ai par la suite découvert Estació de Sants : une place industrielle reconvertie en parc. Assez particulier disons. Pas particulièrement beau, mais il se dégage de l’endroit, quelque chose d’unique et de bien sympathique. En plus, il y avait pleins de gens « normaux », pas des touristes pour faire changement, qui se promenaient et s’adonnaient à leurs activités du dimanche. Disons que ça fait changement et que c’est assez relaxant de se retrouver comme ça, au milieu du quotidien de ces citadins.

Barcelone - mars 2004 (283) MNACDepuis là, j’ai commencé à chercher un comptoir à sandwich que j’ai finalement trouvé… très tard en après-midi ! En route, je me suis dirigée vers Caixa Forum, question de voir au moins l’exposition dédiée à celui qui m’avait attiré à Barcelone. Mais finalement, non… Dalí ne me disait plus rien aujourd’hui et puis, mon estomac criait, lui… c’est assez déconcentrant d’ailleurs ! J’ai par contre été stupéfaite par l’aspect du château, le MNAC (Museu National d’Arte de Catalunya), qui je crois… euh, non, je ne crois plus puisque je viens de vérifier, n’a pas été construit pour les jeux olympiques comme je le croyais, mais finalement bien avant ! Après un rapide détour par le Poble Espanyol (où je ne suis pas rentrée malgré mon intérêt… foutu estomac qui a faim !), j’ai pris le métro pour retourner à la Sagrada Familia, voir si par hasard, ils n’auraient pas retrouvé mon chandail perdu la veille. Hé non, rien.  Après avoir marché un bon moment sur l’Avenue de Gaudí, j’ai finalement trouvé un « Pan’s & Compahy » où je me suis prise un BON snack. Ça fait du bien ça ! De là, j’ai pu admirer un hôpital beau comme je n’en ai jamais vu… celui de la Santa Creu i Sant Pau. Un monument moderniste d’une beauté incroyable ! J’ai ensuite pris le bus pour monter jusqu’au Park Güell, question de prendre un peu de repos. Jusqu’à ce que je mange, je commençais à me sentir un peu blasée et à être moins épatée que la veille, mais en même temps, je me sentais toujours en amour et en harmonie avec cette ville. Avec mon moment de repos à lire tranquillement dans le Park Güell, à profiter simplement du soleil, j’ai repris du « pwel de la bête » ! Je suis redescendue par une avenue dont je ne me rappelle plus le nom, mais où, encore, il y avait des bâtisses superbes, des fontaines, des statues et même des orangers ! Je suis arrivée jusqu’à l’Arc de Triomf (hé oui !) et alors que je comptais rentrer directement jusqu’à mon hôtel, j’ai eu une petite surprise. A l’entrée du Parc de la Ciutadella, un bruit lointain m’a attiré et m’a donné le coup fatal… des TAMTAMS ! Alors là, à partir de là, oublié les deal de drogues, les gars qui pissent sur les poubelles parce que trop saoul, oublié aussi, ces vendeurs crosseurs ou ceux qui se collent sur toi pour mieux voler… oublié tout ça, mon coup de cœur est fatal ! Je serais bien restée là des heures, à danser, à fumer et à boire une bière… mais seule ? Je dois avouer que je n’ai pas trop osé. Je suis quand même restée un bon moment avant de rentrer, un nœud dans la gorge, chercher mon stock pour une fois de plus, changer d’hôtel. Dernière nuit à l’Hostel Fernando, une auberge de jeunesse franchement plus sympa que la première.

Barcelone - mars 2004 (326)Et demain… retour à Genève en Suisse.

Barcelone. J’y suis venue rencontrer Dalí, j’ai découvert Gaudí et j’ai eu un coup au cœur devant cette ville vibrante. On aurait dit que chaque monument, chaque pierre, chaque note de musique me rappelait mes origines latines et me criait que j’appartenais à ces lieux. Comme si elle avait attendue ma venue pour s’ouvrir à moi sous toutes ses facettes, sans rien cacher : ni le beau, ni le laid, ni le normal… J’ai été à la fois stupéfaite, en amour, effrayée, prudente, insouciante…

Et là, rompue de fatigue après tant d’émotions, je m’en vais au dodo… »

Je trouve toujours amusant de relire mes récits de voyage et celui-ci fait sans aucun doute partie de mes préférés. Un premier voyage en solitaire en Europe, j’étais du coup un peu incertaine du mode d’emploi « je voyage seule, je fais quoi ». J’ai découvert cette ville sous des aspects qui n’avaient rien de touristiques et de là je crois, ce coup de cœur envers la ville. J’avais l’impression d’y respirer l’art, la joie de vivre, la simplicité et de m’y sentir comme chez moi…  cela m’a charmé au-delà des mots. J’y suis retournée par la suite et même si l’effet a été bien moins intense que cette première rencontre, je n’en ai pas moins redécouvert cette ville avec une grande joie et une sensation de… familiarité.

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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 08:00

  Récit de voyage du 6 mars 2004

« Réveil matinal, bruits de villes obligent, mais bien reposée malgré tout. Cette fois, prête à l’attaque pour une grande journée de découvertes ! Avec toutes les infos sur la ville ramassées la veille, je décide de partir avec le « Bus Touristic ». La journée que j’avais voulu consacré à Dalí fût reportée au lendemain, car un gros soleil superbe se pointait le nez. En me rendant à la Plaça Catalunya, je me suis promenée dans le Barri Gòtic où j’ai visité la Cathédrale (absolument magnifique, incroyable, superbe avec un jardin, des oies (miam miam) et des façades intérieures géniales) et j’ai pu admirer l’extérieur de la Palau de la Música, où je ne suis pas rentrée mais qui avait aussi l’air vraiment très belle.

Barcelone - mars 2004 (045) Barri Gotic Catedral

Barcelone - mars 2004 (064) Palau de la musica

Barcelone - mars 2004 (068) Palau de la musica

Puis, j’ai été prendre le bus. Alors qu’en me promenant, j’avais déjà pu admirer quelques merveilles, là, j’ai commencé à découvrir la VRAI saveur de la ville ! La Casa Batlló (de Gaudí évidemment) puis la Pedrera aux courbes plus qu’originales en passant par les paquets de fontaines trônant au milieu des nombreux carrefours. On s’est tranquillement dirigés vers… la Sagrada Familia.

Barcelone - mars 2004 (016) La Pedrera

Barcelone - mars 2004 (020) Casa BattloJ’en ai eu le souffle coupé ! Je me suis promenée dans le parc devant avant de me décider à aller la visiter Je ne comprenais pas pourquoi tous ces échafauds laids et je croyais au départ qu’elle était en restauration, comme pleins d’autres églises, cathédrales et monuments. Mais en fait, non ! Surprise, cette église est en fait… inachevée ! Débutée en 1882, elle est toujours en construction aujourd’hui ! C’est vraiment spécial de se promener comme ça, dans une œuvre inachevée. Les façades sont superbes et bien que celle de la passion jure un peu avec celle de la conception (tout est carré alors que le reste présente des courbes harmonieuses), je comprends l’intention de l’auteur de ne pas vouloir confondre son œuvre avec celle de Gaudí. Les espèces de fruits qui surplombent le tout et qui sont fait en verre de Murano sont vraiment gigantesques et je me suis bien amusée à grimper l’escalier en colimaçon jusqu’en haut. 

Barcelone - mars 2004 (095) Sagrada Familia

Barcelone - mars 2004 (087) Sagrada Familia

Barcelone - mars 2004 (142) Sagrada Familia

J’en ai même perdu mon chandail préféré (un peu chaud pour la journée…).Mais bon, ce sont des choses qui arrivent et bien que très déçue, mon voyage est trop génial pour être gâché par cela ! Après un diner dans un MC Do espagnol, j’ai repris le bus en direction du Park Güell. Si j’étais venue à Barcelone pour me taper un trip Dalí, et bien c’est simple, je suis tombée en amour avec Gaudí ! Après la Sagrada Familia, le Park Güell respire le talent de cet artiste à pleins poumons… verts ! Il n’y a comme plus de mots pour décrire ça. C’était tout simplement sensas ! Assez que ma pile de kodak numérique a commencé à perdre des plumes beaucoup trop tôt à mon goût !

Barcelone - mars 2004 (168) ParkGüell

Barcelone - mars 2004 (205) ParkGüell

Espagne - Mai 2006 (422)

Alors que le soleil déclinait et la chaleur du jour aussi, je repris le bus touristique pour profiter du tour de ville. Gelée (j’ai perdu mon gros chandail dans la Sagrada !) mais heureuse, je regarde défiler les paysages et les autres œuvres de Gaudí, tout en ménageant ma pile d’appareil photo !

De retour à l’hôtel ABBA, j’ai repris mon stock pour déménager à l’hôtel Opéra où j’ai trouvé une petite chambre sympa près des Ramblas. J’ai ensuite été manger et j’ai eu droit à un  souper arrosé de Sangria (délicieuse) où j’ai été marqué par la Gaspacho. Si le goût satisfaisait mes papilles gustatives, la fraicheur de ce potage, au contraire, frustrait mon estomac ! Je me suis prise une belle pluie battante sur la tête au retour et donc, je me suis réfugiée dans un marché où je me suis fait fourrée (bien avoir !) en achetant une pitahaya pour 6 euros ! Je suis ensuite rentrée de ma journée, fatiguée, repus, satisfaite, mais aussi… un peu pompette ! Je feelais pas mal pour aller danser, mon coup de cœur pour Barcelone m’ayant un peu trop donné un peu le goût de la « découverte ». Malgré tout, je ne me faisais pas très confiance de sortir seule comme ça, sachant les bêtises que je peux faire quand je suis un peu « réchauffée », je me suis donc abstenue et je suis allée dormir. »

A Suivre…

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 08:00

Récit de voyage du 5 mars 2004

Barcelone - mars 2004 (001) Aeroport GeneveAprès une nuit un peu tumultueuse à tenter de dormir à l’aéroport, après aussi avoir embrassé mon père qui repartait au Québec, j’ai donc pris mon vol direction Barcelone. Bien que j’aie fait plusieurs visites par moi-même en Suisse, c’était mon premier vrai voyage en solitaire, ce dont j’étais très heureuse. J’étais curieuse de voir comment j’arriverais à me débrouiller et je voulais voir un peu, quel était mon rythme personnel de voyage. L’aventure ne m’a jamais fait peur et là, j’étais vraiment contente de partir à la découverte de cette ville en solo.

« A peine débarquée de l’avion, j’ai eu une impression étrange de bien-être. Malgré qu’en mangeant, y’avait ce qui semblait être un deal de drogue à côté de moi, malgré aussi les nombreuses mises en garde de vol ou peut-être justement à cause d’elles ou peut-être simplement parce que j’avais en tête d’être à Barcelone en vacances, toujours est-il que je me suis sentie tout à fait à l’aise.

Bon, ok, comme jour 1, j’ai passé le plus clair de mon temps à courir après une auberge de jeunesse… c’est ça quand on décide de snober le téléphone ! J’ai donc marché les Ramblas à partir de la Plaça Catalunya en arpentant tous pleins de rues annexes… aucune place nulle part ! Tout était déjà pris pour le week-end et bien sûr, hors de question pour moi d’avoir réservé à l’avance !

Barcelone - mars 2004 (083) PortVell

Fatiguée, les pieds dégueux, n’aspirant qu’à une douche, j’ai finalement dégotté un truc près du Port Vell, à la Passeig de Colon. ABBA Youth Hostel : lits mous, propres… euh, autant se faire que peut, plutôt bruyant et locker minus. Mais bon, je ne suis pas pour faire la difficile  là ! Surtout que j’ai ENFIN pu prendre une douche et changer de BAS ! Mettons que après avoir grignoté un peu, j’ai refait un petit tour de ville avec une incroyable impression de légèreté (le gros pack-sac en moins, ça fait quand même une différence !). J’ai bien rit devant la statue de Christophe Colomb, qui a été érigée là car un certain mouvement populaire était convaincu que celui-ci venait de la région (alors qu’il vient d’Italie…). Ils ont donc érigé cette statue qui pointe fièrement le doigt vers… la Lybie !

Barcelone - mars 2004 (025) Monument Colom

Rompue de fatigue, je me suis couchée assez tôt et je me suis endormie comme un vrai bébé ! »

A suivre…

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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 19:00

 

Extrait d’un mail au retour de voyage, mars 2004

Barcelone - mars 2004 (177) ParkGüell« Vous ai-je déjà raconté un voyage où tout va mal ? Où l’endroit visité était laid et sans attraits ? Un endroit où j’ai eu l’impression d’avoir gaspillé mon argent ou bien où j’ai vraiment été déçue ? Non… je ne crois pas, alors vous comprendrez peut-être que je commence à manquer sérieusement de vocabulaire pour exprimer un sentiment de totale exaltation devant cette ville là ? Franchement… un coup de cœur, un coup de foudre envers cette ville là et ça, je ne m’y attendais vraiment pas ! J’y allais pour rencontrer Dalí, j’ai découvert Gaudí ! J’avais l’impression que la ville toute entière m’appelait et me criait ses merveilles. A chaque croisement, un bâtiment particulier, une mosaïque, une fontaine, un soleil chaud, la rumeur des gens sur les Ramblas… la beauté… le paradis quoi ! Enfin presque ! C’est sûr qu’il y a toujours des gens pour essayer de t’arnaquer, de te voler, qui pisse le soir à côté des poubelles quasiment au milieu de la place publique, mais bon.. ça faisait partie du paysage !

Vraiment, j’y serais restée… je m’y sentais comme chez moi dans cette ville là. J’éprouvais une appartenance à ce coin latin comme jamais je n’en ai ressentie. Vous savez, y’a des gens comme ça que l’on rencontre quelques fois et sans savoir pourquoi, on a juste une furieuse envie  de les connaître. Ça m’est arrivé quelques Barcelone - mars 2004 (248) Les Ramblasfois et ces personnes m’ont toujours laissé un précieux souvenir. Je ne croyais pas qu’il y avait des villes pour provoquer les mêmes feelings… Hé bien oui ! Pour les plus terre à terre qui me demanderont « mais qu’as-tu vu ? » je dirais à la fois tout et rien. Je n’ai pas visité de musées à proprement dit, mais je suis rentrée dans la Cathédrale du Barri Gòtic, dans la Sagrada Familia, j’ai été au Park Güell, sur les Ramblas, la Plaça de Ciutadella, la Plaça Espagniola, au Port Vell, j’ai vu  l’arc de triomphe et bon, encore pleins d’autres trucs dont je ne me rappelle plus les noms. Tout un tour de ville, bref. »

Emerveillée par Barcelone ? Oui, je l’ai été et pas qu’un peu. Au départ, ce n’était pourtant pas une destination fort attendue, mais comme je me cherchais un endroit où aller passer mes trois jours de congé, j’ai suivi les suggestions de mes amies. En plus, comme je l’ai dit, j’aimais bien Dalí à l’époque et j’espérais le découvrir un peu plus à travers ce voyage. Au final, Dal í, je n’ai jamais cherché à le découvrir d’avantage, tellement j’ai été subjugué par l’art de Gaudí et par la ville entière de Barcelone.

Encore aujourd’hui, quand je repense à mon premier contact avec cette ville, je me rappelle l’émotion qui m’avait envahi pendant ce voyage. Difficile à expliquer, mais je crois que ceux qui ont beaucoup voyagé comprendront ce sentiment inexplicable…

Espagne - Mai 2006 (424)

A suivre… trois jours de découverte à travers Barcelone

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