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Un Petit Morceau De L'auteur..

  • : Les Aventures Rocambolesques de Manou en Suisse
  • : Quitter son pays natal pour aller vivre ailleurs, découvrir de nouveaux pays, de nouveaux horizons, voilà l'aventure dans laquelle je me suis lancée il y a maintenant 6 ans...
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Découvrir Plus En Profondeur..

22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 10:08

Lorsqu’on arrive dans un nouveau pays, on est très vite confronté à tout un paquet de petites différences. Aussi banales soient-elles, elles peuvent parfois être très embarrassantes sur le coup… mais tellement bête qu’on en rit plus qu’autre chose par la suite ! Ce sont des trucs tellement anodins que généralement, personne ne pensera à nous aviser à l’avance de ces … petits riens !

L’un de ces grands moments de petites découvertes fût ma première épicerie.

Je viens tout juste d’arriver en Suisse, de découvrir ce superbe studio béthusien qui sera ma demeure pour les deux prochaines années et d’entendre des voix humaines dans les couloirs. Là, je rencontre Annie, une autre québécoise qui tout comme moi, débarque fraichement en Suisse. Nous faisons connaissance et nous décidons ensuite d’aller tenter notre première grande expérience en Suisse : aller faire notre épicerie (nos courses…). Heureusement pour moi que j’avais Annie pour cette première expérience parce que sinon, je crois que j’aurais été bien embêtée et ce, plus d’une fois !

Lausanne (64)Annie avait rencontré en arrivant, une autre fille de Béthusy qui lui avait proposé de lui faire visiter le quartier de Chailly. Pas très grand comme quartier, pas grands points touristiques mais que des choses dont on avait besoin : où faire notre épicerie (La Migros ou la Coop), où acheter notre alcool (Denner), où prendre notre pain et nos sandwich (Polli), les banques pour ouvrir nos comptes, etc.  C'est comme ça que ça marchait, à Bethusy (et que ça marche toujours il me semble). On rencontre quelqu'un le premier jour qu'on arrive, il nous fait visiter le coin, nous accueille, nous propose même des trucs pour meubler notre studio,  parce qu'un autre est parti il n'y a pas longtemps, etc...

Bref, après ce rapide tour d’horizon, on se dirige donc vers la Migros (un peu l’équivalent d’un IGA québécois). Qui dit première épicerie dit aussi, beaucoup de trucs à acheter et donc, besoin d’un GROS panier d’épicerie. Hors, arrivé devant les paniers, surprise !!! Ceux-ci sont tous ficelés ensemble avec de petites chaines qui ressemblent à des mini-cadenas sans combinaison, s’emboitant les uns dans les autres ! Vous imaginez ? Des chariots d’épiceries emboités ! Et comment je fais, moi, si j’en veux un ? Aucun mode d’emploi pour ces trucs là. Qui, mais qui, pourrais bien vouloir voler un chariot d’épicerie ? Après un moment de trouble, plutôt bref, Annie sort la combinaison mystère: il faut introduire une pièce de monnaie dans la petite fente, juste là où s’emboitent les chariots. Du coup, hop ! La petite chaine tombe toute seule et on peut partir avec notre panier. Et pour récupérer la pièce, il faut simplement rapporter le chariot et les ré-emboiter ! Exit la pièce et à nouveau, les chariots bienheureux ficelés ensemble ! Pas mal comme système, mais c’était bien la première fois que je voyais ça… des chariots emboités comme ça !

Nos caddies bien en main, nous rentrons donc dans la Migros, prêtes à découvrir un nouveau monde alimentaire ! « Quand je vais au marché, je met dans mon p’tit panier …. »

En rentrant, nous commençons par nous diriger vers la droite : section œufs et produits laitiers. Là, je suis subjuguée de découvrir que les œufs, ici, ils sont pleins de couleurs ! Tout colorés les œufs, de pleins de couleurs. Un peu enfant dans l’âme, je ne peux résister à cet attrait d’œufs de pâques même si ce n’est pas la saison. Je me pose bien sûr la question : pourquoi y’en a des colorés et d’autres pas ? Mais bon, ceux avec les couleurs sont un peu plus chers, alors je ne cherche pas plus loin… et puis, moi, je veux avoir des œufs pleins de couleurs, BON ! Je mets donc les œufs dans mon GROS panier. Chic ! J’ai des bons œufs moi ! Bon… j’ai découvert rendu chez moi qu’en fait, les œufs sont… des œufs cuits durs. Surprise ! Dites-moi donc c’est quoi l’idée de vendre des œufs cuits durs ? J’avoue que plus tard, j’ai été bien contente pour des pique-niques l’été, mais en attendant, je n’étais pas trop sûre de comprendre !

Et là… ouhhhhhhh rayon des FROMAGES !!! Ayant passé une partie de mon enfance dans le secteur « laitier », cette vision devant moi est soudainement comme un paradis sur terre !!! Des Fromages !!! Tout plein de fromages !!! Miam… mais… euh… par où commencer ? Je n’en connais aucun de ceux-là ! Aïe Aïe Aïe … trop de choix, c’est comme pas assez. Ayant goûté un morceau de bleu St-Agur pas longtemps avant et l’ayant beaucoup aimé, je me rabats sur ce choix et sur un gruyère puisque bon, je suis en Suisse, faut quand même goûter un fromage Suisse ! Il y a aussi pleins de tous petits morceaux de fromages qui nous permettent de gouter à plusieurs en mini-portion. Allez, soyons fou, découvrons, découvrons ! Je me prends donc 5 petits morceaux de portions individuelles, question de choisir autre chose la prochaine fois. Et voilà, des fromages dans mon caddie !

Lausanne (17)
On continue la route, section fruits et légumes. Bon là, je ne devrais pas trop me tromper, normalement, y’a des trucs qui sont pareils partout ! Je prends donc quelques légumes que je pose dans mon grand panier et là, Annie vient à ma rescousse alors que je ne savais même pas avoir commis une bourde ! Ah oui, ici, il faut peser ses fruits et légumes AVANT de passer en caisse. Ouh là ! Je n’avais pas du tout deviné à quoi servaient les petits numéros au dessus des prix indiqués… Oui, j’aurais eu l’air vraiment pas futée à la caisse.

Lausanne (20)Arrivée dans la section des viandes, je me dis : tiens, un peu de viande hachée, ça serait pas mal pour me faire une sauce à spaghetti, toujours utile ça. Petit soucis : déjà de un, la viande hachée, elle n’a pas l’air très… heu… très… ragoutante (elle est dans un sac, tout en pièce détaché) et de deux, le prix est juste incroyable : près de 20 CHF pour un peu plus d’un kilo ! Bon… je pense qu’on va faire l’impasse sur la viande hachée pour l’instant ! Par contre, un peu plus loin, je découvre d’autres sortes de viandes que je n’ai mangé que très rarement et que je ne me serais pas attendue à voir dans une simple épicerie : lapin, magret de canard, cheval, caille, pintade… wow ! Là y’a du choix. Bon, ok, ce n’est pas donné, mais quand même… je me permets donc des petits morceaux de lapin qui viennent s’ajouter à mon panier qui commence gentiment à se remplir.

Bien sûr, comme je suis en Suisse, je ne peux pas faire autrement que de passer au rayon chocolat ! Je reste modeste et je ne me contente que de quelques palettes, 2 ou 3. Faut pas exagérer non plus. Je rencontre aussi sur ma route, des chips aux fines herbes et d’autres au paprika… Tiens, étonnant ça ! Pour moi, le paprika, ça sert de décoration et ça ne goûte rien, alors je penche plutôt pour les chips aux fines herbes. J’ai ensuite découvert que le paprika ressemblait à nos épices BBQ, tout en ayant un goût différent et que les chips au Paprika étaient très bonnes. D’ailleurs, je les préfère aux chips BBQ dont je n’étais pas grande fan au Québec.

Bon, ça commence à être pas pire là, mon chariot se rempli pas mal, mais je n’oublie pas que je n’ai que 2 bras et qu’il vaut mieux ne pas acheter trop de choses tout d’un coup. On passe donc aux caisses et là, Annie me surprend une fois de plus d’être au courant de tant de petites choses : on doit acheter nos sacs… Cette fois là donc, j’achète mes sacs en papiers pour mettre mes courses, mais une autre fois que je n’avais que 2 ou 3 trucs, la dame me demande si je veux un cornet. Je reste complètement baba… quoi ? Elle m’offre un cornet de crème glacé ? Wow, c’est cool ici ! Je m’empresse d'accepter pour m’apercevoir, à ma grande déception, que le « cornet » en question était en fait… un sac en plastique ! Y’en ont des drôles, les Suisses ….

 

  Je n'étais bien sûr pas au bout de mes surprises... mais pour les autres, ça sera à suivre...

 

Lausanne (18)

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 10:44

Cette chanson de Mylème Farmer m’a toujours laissée profondément rêveuse, je l’avoue humblement ! En même temps, sans me rappeler pourquoi, je me souviens seulement qu’elle a été très présente dans les mois qui ont précédé mon départ pour la Suisse et le début de tous mes voyages…

2004-07-16 GlacierExpress Vero (16)En relisant mes différents périples, je me suis posée la question sur le véritable sens du mot voyage. D’autant plus que les destinations que j’ai visités n’étaient pas particulièrement éloignées. J’ai donc cherché et voici ce que j’ai trouvé :

Voyage: Action de se déplacer par un chemin plus ou moins long pour se rendre d'une ville dans une autre, d'un pays dans un autre  dans un but personnel (tourisme) ou professionnel (affaires). Un voyage circulaire qui ramène le voyageur à son point de départ est un « périple ».

Ainsi donc, tous ces déplacements que j’ai fait pour aller visiter les villes voisines étaient bel et bien, de petits voyages !

On le devine à la lecture des voyages de mes deux premiers mois, je ne suis pas restée inactive lors de mon arrivée en Suisse ! Il est même presque difficile de se rappeler que oui, je travaillais bel et bien au milieu de tout ça. Quand j’y repense et en relisant les expériences de mes premiers temps en Suisse, je ne peux m’empêcher de sourire face à ce rythme expédié qui me semblait pourtant tout à fait normal.

Il faut comprend qu’il existe quand même des différences majeures entre le rythme de vie que l’on a quand on travaille et vit au Québec face à ce que l’on rencontre quand on arrive ici.

Déjà, la perspective des distances est complètement différente : le Canada est un très grand pays et le Québec lui-même représente à lui seul, 5 fois la France. On peut conduire sa voiture pendant 12 heures d’affilées sans avoir quitté le pays et même, en étant toujours au Québec ! Le système de transport en commun est surtout orienté sur les bus et même si le train commence peu à peu à revenir dans nos paysages, ce n’est que tout récent et pas encore très efficace. Même chose pour les vols internes en avion qui sont dispendieux. Ne reste que la voiture de vraiment efficace et accessible et encore, avec nos conditions climatiques, pendant une période limitée de l’année.

Il est donc normal, lorsqu’on arrive ici, de considérer que 4hres de train pour se rendre à Paris ou une heure de vol pour se rendre à Londres ne sont rien de bien compliqué et même au contraire, des opportunités à ne pas manquer !

Angleterre01 Avion 03-06-04En plus, au travail, je fais des horaires de 12hres. En termes de journées travaillées par mois, on voit déjà une nette différence mais en plus, je crois que j’ai été particulièrement chanceuse quand je suis arrivé. Encore aujourd’hui, quand j’y repense, il me semble que je ne travaillais pas très souvent dans mes premiers mois au CHUV. Et pourtant, je faisais toutes mes heures ! Rien à voir avec les horaires que j’ai connus par la suite.

Du coup, avec autant de jours de congés et les opportunités multiples à proximité de découvrir des villages pittoresques, des châteaux, des paysages grandioses, pourquoi se priver ? Tout autour de moi était à découvrir, à voir sous un nouvel angle, à tester et en plus, j’ai découvert des gens qui, comme moi, découvraient leur nouveau cadre de vie. Chaque jour de congé était donc une nouvelle expérience à vivre, prometteur de découverte et de nouvelles rencontres.

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 09:20

 

Hopital de Nuit Nord Janvier05 (09)En tant qu’expatriée, c’est une question que l’on m’a posé de très nombreuses fois et que l’on me pose toujours aujourd’hui, plus de 6 ans après. Quand je relis mes notes de voyages, les mails que j’ai écrit (et que ma famille avait précieusement conservé !) et que je repense à ce que j’ai vécu, c’est clair que mon avis à beaucoup changé depuis. Après tout, j’y suis encore aujourd’hui !

Voici un mail que j’ai écrit à ma famille, le 11 septembre 2003, soit moins 2 semaines après mon arrivée en Europe. J’y donne mes premières impressions sur le CHUV et le service des urgences dans lequel je travaille.  J’ai gardé le texte original, mon langage coloré pouvant en amuser plus d’un et exprime bien mes premières impressions ! ;)

 

« Salut gang !

 

Et oui, la nouvelle recrue de la Suisse va vous donner ses impressions sur sa première semaine de travail au CHUV ! Je voulais attendre à demain,  question d’avoir vraiment fini ma semaine pour vrai, mais… il m’est arrivé des péripéties aujourd’hui qui, d’après ce que l’on m’a dit, sont typiques de la Suisse… Alors tout frais, j’écris !

Les soins, en Suisse, c’est vraiment totalement différent du Québec. Un patient qui attend plus d’une heure dans une salle d’attente, c’est beaucoup trop !!! (nos petits 6 à 8hres ne sont rien à côté… VOYONS !) Et les ambulances ne sont pas triées, alors elles peuvent toutes débarquer en même temps… sans trop avertir ! Donc, on passe les premières heures le matin à rien faire d’autre que le ménage (hé oui, c’est à NOUS de faire la MENAGE !) et tout à coup, t’as 3-4 ambulances qui arrivent. Et là, t’as les ambulanciers qui te racontent l’histoire et tu dois tout faire au patient : historique, pose de voie veineuse, prise de sang, monitoring… blablabla… Donc, tu peux rien faire d’autres tant que tout ça n’est pas complété (oublie ça de prendre en charge 3 patients en même temps !). Ensuite, t’as les médecins qui passent (et tu sais jamais si celui qui voit ton patient est un débutant ou bien un consultant ou ben même le chef ! Parce que évidemment, y’a pas d’urgentistes, c’est tous des internistes (assistants, chef, big chef prof). Et là, tout à coup, ils viennent chercher ton patient pour un examen sans que tu saches trop ce qui se passe… Et comme ça, j’ai perdu ma patiente aujourd’hui !

Oui oui !!! J’ai dû faire au moins 36 appels pour savoir où elle était rendue ! Je CAPOTAIS ! La joke, c’est que au début, je ne me suis pas posée de question, tout semblait concorder : elle allait pour un ultra-son des reins, l’équivalent québécois d’un écho,  au lieu d’un scan pour une patiente insuffisante rénale… c’est correct ça. Tout ça, jusqu’à ce qu’un type, sorti de nowhere, m’envoie de la marde en disant qu’elle ne pouvait pas être à cet examen parce qu’il revenait de là et qu’elle n’y était PAS !!! La plus grosse joke, c’est qu’en fin de compte, on ne parlait même pas de la même patiente ! Mais bon, j’appelle donc et en effet, elle n’y est pas… j’apprend finalement qu’elle est rendue à un autre examen que je ne savais même pas qu’elle devait passer ! L’enfer… tk, après 1h30, je l’ai retrouvée et elle est revenue à l’urgence… euh, enfin, plus de 2hres après je crois, parce que moi, quand je suis partie, elle était toujours pas revenue ! Trop de monde ici, c’est vraiment mal organisé, coordonné de façon vraiment bizarre… c’est dur de savoir ce qui ce passe avec un patient tellement y’a de monde qui gravite autour. Et il parait que c’est fréquent qu’ils perdent des patients comme ça ! Moi, je trouvais vraiment pas ça drôle (j’avais au moins 2 médecins qui couraient après moi pour savoir où était c’te dame là !), même si là, j’en ris plus qu’autre chose. 

Mais bon, au moins, je me suis pratiquée avec leur système téléphonique ! Y parait qu’il faut voir les aspects positifs dans tout ! En plus, leurs numéros  de téléphone… y’ont 6-8 chiffres pour un seul no de poste !  

Mais bon, tout ça pour dire que c’est vraiment bizarre comment ça fonctionne. Ce que je trouve le plus frustrant, en commençant, c’est quand je dois faire quelque chose mais que je ne comprend pas comment fonctionne leur matériel ! Ce sont des choses tellement banales et nounounes que ça m’enrage de boguer à cause de ça ! Mais bon… j’ai pas fini la première semaine encore et c’est normal de ne pas être à mon top niveau en commençant. Seulement, j’ai hâte aussi de pouvoir voir autre chose que des SIDO, comme ils les appellent (soins impossibles à domicile). Ça, c’est sans compter qu’ils font tellement d’examens à tout le monde… c’est vraiment l’enfer ! Mais bon, c’est un centre universitaire et y’ont full ca$h, mais tout de même ! 

Anyways, ça l’air quand même pas mal l’fun. J’ai l’impression que je vais beaucoup aimer ça ici, parce que c’est fou toutes les informations qui nous passent autour de la tête. Comme c’est presque tous des assistants, les médecins, et bien on entend toutes les explications sur un peu tout et c’est vraiment super intéressant (même si des fois je comprend pas la moitié des termes qu’ils utilisent). Mouais… ces Suisses… y’on la manie de couper la majorité de leurs mots en 2 ! Essaie de suivre une conversation quand faut que tu trouves le prolongement de chaque mot ! Ajoute des termes médicaux à ça et t’as un beau cocktail de plaisir ! 

Anyways, mis à part ma mésaventure d’avoir perdu un patient et bien je dois dire que j’apprend… lentement, mais surement. Dire qu’après un mois, on est considéré comme un ancien !

Alors voilà en gros, mon impression première du système médical en Suisse. Y’on full ca$h, donc full tests, full doc, full désorganisé, mais aussi full info et gang full fun !!! Et à parler comme ça, je me sens soudain FULL ADO ! Et sans oublier, leurs numéros de téléphones qui ont vraiment full chiffres !

 

Voilà pour mon premier chapitre de mon arrivée en Suisse »

 

Bien sûr, depuis le temps, beaucoup de choses ont changées dans le fonctionnement et l’organisation des urgences : les ambulances sont désormais triées selon la même échelles que ceux arrivant sur pieds, les secteurs ne sont plus séparées avec d’un côté, des urgences de médecine et de l’autre, des urgences de chirurgie, mais plutôt selon l’importance et le type de prise en charge. De plus, un système informatique permet de savoir en tout temps quel médecin et quelle infirmière s’occupe de quel patient, si des examens ou des consultations ont été demandés, etc. Bien sûr, il y a encore beaucoup à faire, mais le progrès déjà réalisé depuis 6 ans est assez impressionnant quand j’y repense.

Hopital de Nuit Nord Janvier05 (03)Malheureusement, les temps d'attentes se sont aussi allongés et il reste quand même beaucoup à faire pour améliorer l'organisation de tout ce beau monde ! Les no de téléphones ont toujours le même nombre de chiffres et j'ai réussi à apprendre par coeur tous les rallongements de mots que je ne comprenais pas au début ! Et même, ayant suivi une formation spécialisée, j'arrive à comprendre quasiment tout ce que les médecins racontent entre eux ! Ah ah !! Plus de secrets maintenant, Emmanuelle veille, l'oreille à l'affût !

N’empêche, ça me fait bien sourire de repenser à cette époque, puisque tant de choses ont changées depuis ! Au sein du service même, mais aussi, dans ma propre perception de mon travail et de mon rôle. Là, il y aurait encore pleins de choses à raconter, mais ça, ce sera pour une prochaine fois !

 


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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 14:07

Après 4hres en TGV (où j’ai dormi plus de la moitié du temps), me voilà arrivée en Suisse, à Lausanne. L’endroit qui allait devenir, pour les années à venir, mon chez-moi. J’ai été tout de même bien déçue de ne pas apercevoir ni le lac ni les montagnes en arrivant (c’était pluvieux). Fatiguée de traîner mes valises, j’ai pris le bus jusqu’à l’adresse donnée à tous les québécois débarquant en Suisse et travaillant au CHUV : Béthusy, 84. Quand j’y repense, je trouve que j’ai quand même été pas mal de prendre le bus. Presque toutes mes compagnes, elles, ne se sont pas cassé la tête et ont pris le taxi. Ahhh, je suis « challenge » moi ! Je veux comprendre tout de suite comment me repérer dans la ville!

Me voilà donc passant les portes de Béthusy, 84B, premier étage, studio 114. La porte n’est pas verrouillée. C’est normal, c’est à moi ce studio et j’arrive tout juste. Comme annoncé par la responsable des logements, Mme Sordat, mes clés sont sur la table. C’est l’heure du midi et il n’y a pas un bruit dans l’immeuble. Le studio est simplement meublé : cuisinette, petit frigo, lit avec draps et duvet, une table, une armoire, une bibliothèque et une table de chevet. J’ai tout de même droit à un balcon, un vrai, d’où je peux entendre le bruit de la rivière, la Vuachère, qui coule derrière l’immeuble. Ça va, c’est plus grand que je ne m’y attendais. Mon studio doit faire environ 25 mètres carrés. Je découvrirai plus tard que j’ai hérité d’un des plus grands, chanceuse que je suis !

Je dépose donc mes valises et je m’installe à la table, espérant entendre des voix qui m’indiquerait la présence d’autres vies humaines… rien… Finalement, comme c’est l’heure du repas et que je commence à avoir faim, je me décide à sortir en quête de nourriture. A mon retour, je passe quelques heures dans mon studio, à déballer tranquillement mes choses jusqu’à ce qu’enfin, le bruit tant attendu se fasse entendre : des voix humaines ! Y’a de la vie ici !!! C’est à ce moment là que je fais la rencontre de Annie, qui allait devenir, au cours des mois à venir, une merveilleuse amie. Ensemble, nous avons été faire nos premières courses et avons pu échanger nos idées et nos premières impressions. Comme c’est agréable d’échanger sur un terrain commun !

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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 13:53

Ce moment là, j’y rêvais depuis un bon moment déjà. Depuis plusieurs mois que je planifiais mon départ pour la Suisse, changeant mes dollars canadiens pour des francs Suisse, allant chercher mon passeport, réservant, bien maladroitement , mon premier billet d’avion… Pour faire ce que je croyais simple, j’ai bien sûr, fait surtout compliqué !

Plutôt que de faire comme tout le monde et de prendre les grandes lignes aériennes arrivant directement sur Paris Charles-de-Gaule, puis un transfert pour la Suisse, j’ai décidé de faire une petite escale sur Paris. J’en profitais alors pour revoir l’amie de mon amie que j’avais rencontré lors d’un séjour précédent à Paris. Non non, je ne me suis pas trompée plus haut en parlant de réserver mon premier billet d’avion ! Si j’étais déjà venue à Paris une première fois, c’était par contre mon amie qui avait tout organisé notre voyage. Quant à moi, je m’étais contenté de suivre mes guides et de profiter du voyage. Ce séjour-ci, par contre, promettait d’être complètement différent puisque cette fois, j’étais ma seule guide.

Donc, non contente de faire une escale sur Paris, je choisis un vol qui atterri à… Orly. Au Québec, personne ne connaissait cet aéroport et on s’y est mis de recommandations assez intenses, me disant que c’était un aéroport mal famé, etc. Bref, tout pour me rassurer ! Étant toutefois de nature aventureuse , tout cela était loin de m’effrayer !

Départ donc, petite larme au coin de l’œil en regardant ma famille m’adresser leurs « au revoir » depuis la passerelle surplombant la zone des voyageurs de l’aéroport de Mirabel. Eh oui ! Mirabel n’était pas encore fermé à cette époque. C’était tellement agréable de partir et d’arriver dans cet aéroport… enfin, voilà, ils l’ont fermé pour tout centrer sur Dorval, c’est fini Mirabel !

Je suis donc arrivée à Paris-Orly avec 2hres30 de retard, tout ça pour une ampoule brûlée dans l’avion avant le départ. Orly, mal famé ? Peut-être que oui, peut-être que non, mais en tout cas, à moi, il ne m’a pas semblé être autre chose qu’un aéroport, tout simplement. Rien d’autre. J’ai donc traîné ma carcasse au milieu des transports en commun parisien pour retrouver Sandrine, mon hôte sur Paris.

Premier choc : Au moment où je voulais utiliser le téléphone pour l’appeler, je découvre qu’il est impossible d’utiliser des pièces, mais que l’on doit absolument acheter une carte téléphonique. Bien sûr, la fille au guichet s’est fait un plaisir sournois en m’expliquant que ça fait longtemps qu’on utilise plus les pièces… c’est tellement archaïque comme méthode ! Genre tout à coup, j’ai l’impression de sortir de l’âge de pierre moi ! Dans ma tête, quelques répliques sonnent, du genre : « tu veux que j’aille chercher ma massue et que je te fasse bouffer mes pièces ? ». Mais non, je suis zen moi, je me contente de sourire bêtement et d’acheter la « dite » carte téléphonique !

Deuxième choc : Le lendemain de mon arrivée, me remettant très lentement du décalage horaire, je décide tout de même de partir explorer Paris. Heureuse après un bon café français qui ne goûte pas le jus de chaussette, je pars pour aller prendre mon train. Seulement, la fatigue n’aidant pas, je m’aperçois à mi-chemin que j’ai oublié mon appareil-photo ! Demi-tour donc. Et là, je me retrouve devant la porte de Sandrine… une porte d’entrée typiquement parisienne, à savoir, environ 4 types de verrous différents !!! J’ai dû passer un bon 15 minutes avant de comprendre comment désemberlificoter tout ça ! La pauvre petite campagnarde que je suis ne peut pas s’empêcher de se dire : « Ahoe, faut vraiment que les voleurs s’y connaissent en serrurerie ! ».

Troisième choc : Paris, il y a beaucoup de choses magnifiques à voir, mais… ça pue les chiottes dans les métros, les gares et les toilettes publiques sont dégueulasses !

J’ai en fait passé là deux jours à  visiter des musés que je n’avais pas vu lors de mon précédent séjour : le musé des invalides et le Louvre. Le musé des Invalides m’a permis de prendre conscience de mes lacunes en histoire et le Louvre m’a ébloui par le nombre d’œuvres et de choses à voir. Deux jours très intéressants au niveau culturel mais qui se résumait aussi à un bon mal de pieds ! Pas encore l’habitude de marcher autant !

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