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Un Petit Morceau De L'auteur..

  • : Les Aventures Rocambolesques de Manou en Suisse
  • : Quitter son pays natal pour aller vivre ailleurs, découvrir de nouveaux pays, de nouveaux horizons, voilà l'aventure dans laquelle je me suis lancée il y a maintenant 6 ans...
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Découvrir Plus En Profondeur..

5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 10:08

Fraichement débarquée en Suisse, je découvrais mon environnement avec une jubilation et une curiosité quasi-enfantine. Autour de moi, tout me semblait magnifique et digne d’intérêt : les bâtiments, les produits de consommation, les fleurs et même les insectes étaient différents de ce que je connaissais. D’ailleurs, une amie proche de moi à cette période m’a avoué que j’en étais par moment plutôt agaçante ! Pas grave puisque quand j’y repense, je ne regrette pas du tout de m’être intéressée à tant de choses différentes…

L’une de ces choses à avoir attiré mon attention, sont des petites bestioles auxquelles adultes, en circulant dans les rues ou même en ballade sur les bords du lac, on ne prête quasiment plus d’intérêt : les lézards et les escargots. Des bestioles toutes simples, toutes petites qu’on ne croise pas souvent au Québec et qui pullulent par ici.

Je me rappelle d’ailleurs ma surprise, la première fois que j’ai croisé un tout petit lézard qui s’est bien sûr empressé de se faufiler pour aller se cacher dans une anfractuosité de la roche, bien chauffée par le soleil automnal ! Mon intérêt était d’ailleurs plus aiguisé à cette période car une amie du Québec venait de se procurer deux charmants geeko que j’avais visité peu avant mon départ pour la Suisse. Depuis que je suis ici, j’ai bien sûr plusieurs fois tenté d’en attrapé un en photo, mais c’est que ça bouge vite ces bestioles !

Ma deuxième surprise a été aux escargots. Aussi bête que ça paraisse, moi, les escargots je les connaissais surtout cuits au four, avec un bon beurre à l’ail ! Non pas que j’ignorais à quoi ressemblait la bête vivante, mais en croiser dans les rues en me rendant au boulot m’a quand même fait un drôle d’effet !

P1090681

Par temps de pluie, au lieu de croiser les peu ragoutants vers de terre, si nombreux près de chez mon père, je croisais ici des escargots… et des limaces ! Si les escargots sont encore « mignons », les limaces, par contre, sont pas mal moins charmantes… surtout quand par mégarde, on les écrase sous le pied ! Beurk…

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Pour une petite histoire d’escargots, celle-ci s’est passé non pas en Suisse, mais plutôt au Portugal. Je l’ai dit, ces bestioles, je les connaissais surtout en plat d’entré pour un bon repas. De les croiser dans la rue, j’ai trouvé ça plus amusant que dégoutant, mais c’est vrai que je n’en avais pas forcément mangé depuis un bon moment quand j’ai fait mon voyage au Portugal. Là, nous avons bien rit mes compagnes de voyage et moi, quand au lieu de nous apporter les traditionnelles cacahouètes pour accompagner notre bière, on nous a apporté une petite assiette… d’escargots ! Et là, j’avoue que je me suis un peu forcée, car loin du plat que j’avais connu depuis toute petite, je voyais vraiment la bestiole dans mon assiette… et les antennes avec ! Pourtant, cet apéro a été des plus sympathiques et vraiment bien apprêté, j’ai beaucoup apprécié. Mais le souvenir, lui, en est un plutôt mitigé, un peu tiraillé entre deux inclinaisons opposées… on comprend un peu pourquoi !

Portugal - Mai 2005 (507)

Portugal - Mai 2005 (508)

Sur ce, je vous souhaite... Bon appétit ! ;)

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7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 15:48

Quand j’ai quitté le Québec, en 2003, le recyclage n’était pas très « tendance ». Bien sûr, on récupérait le carton et il y avait des machines pour recycler les bouteilles en plastiques (en PET) et les canettes d’aluminium. La consigne sur ces deux derniers étaient aussi une façon d’inciter les gens à la récupération et je considérais faire ma part en séparant régulièrement ces trois matières des ordures ménagères. En même temps, j’habitais dans une ville et je n’avais pas beaucoup d’efforts à fournir : les vidangeurs ramassaient le papier et le carton certains jours et des bacs de recyclage pour le PET et l’alu était à disposition à l’épicerie près de chez moi où je me rendais régulièrement pour faire mes courses. Cette accessibilité n’était toutefois pas la même partout. Chez mon père, par exemple, il n’y avait pas de tri ramassé par les vidangeurs et il fallait, pour recycler, aller porter soi-même ses déchets à un endroit de recyclage qui n'était pas facilement accessible. Je me suis aperçue les dernières années qu'il y a aussi une question d’habitude à prendre, mais tout de même, dans le secteur où mon père habite, cette habitude était loin d'être facile à prendre ! Alors certes, il fallait y mettre du sien et beaucoup de volonté, car sinon, l'habitude était assez difficile à intégrer.  On parlait bien de recylage et on encourageait les gens à y participer, mais le phénomène n’était pas forcément « à la mode » et donc, pas encore totalement intégré dans les mœurs.

P1090667Toujours est-il qu’en arrivant en Europe, en Suisse donc, j’ai été stupéfaite mais aussi ravie, de voir partout autant de bacs de recyclage à disposition. Du coup, on n’a plus de raison de ne pas recycler puisqu’en descendant ses ordures ménagères, les poubelles sont toutes là à attendre les déchets qui leurs sont assignés. Une poubelle pour le carton et le papier, une poubelle pour le verre, une autre pour le compost, trois pour les déchets quotidiens…  Et si il n’y en a pas pour tout à chaque bloc appartement ou à chaque coin de rue, il suffit de pousser un peu plus loin et là, on trouve un endroit pour vider les huiles, les piles, les bouteilles en PET, les textiles, les aiguilles usagées… Bref, tout ce qui peut être recyclé a son endroit attitré. Devant tant de facilité, l’habitude est vite à prendre pour avoir des comportements responsables face au recyclage.

Aujourd’hui, j’ai remarqué un net changement au Québec face à ce sujet. Même chez mon père, ils peuvent maintenant trier les déchets usuels des cartons et papiers. Ça semble tout bête, mais je le rappelle, ce n’était pas le cas quelques années en arrière ! Ils y a une certaine « mode » qui rend très « in » les sacs réutilisables, les produits bio ou locaux, le recyclage, etc. Une de mes amies trouvait ça « con » parce que beaucoup de gens adoptent ces comportements uniquement pour être « dans le vent », sans forcément se soucier de ce qu’ils font et en prendre pleinement conscience. Moi, je me dis que les comportements sont plus faciles à changer que les mentalités et que parfois, ce n’est pas plus mal d’y aller dans ce sens en attendant que les philosophies changent… Après tout, moi-même j’en suis un bon exemple ! J’ai adopté le recyclage parce que c’était « facile » et accessible, sans dire que j’étais forcément convaincue. Après tout, combien de fois j'entendais raconter que seulement une faible proportion de tout ce que l'on recycle l'est vraiment ? Maintenant, je trouve ça dur quand je dois jeter un truc recyclable dans une poubelle « normale », parce que je ne trouve pas de poubelle appropriée et que trainer mes déchets toute la journée me dérange encore plus. Aurais-je évoluée ? La Suisse m’aurait-elle fait cet effet « conscientisateur » ? Ou bien peut-être aussi que c'est bêtement parce que j'ai pris des habitudes et comme je vieillis, je deviens attachée à mes petites habitudes ! Ahhh... petite vieillesse, quand tu nous tiens !!! ;)

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 08:00

Au Québec, les grands espaces verts ne manquent pas pour laisser courir nos animaux de compagnie. Le rapport personne-animal est aussi moins… je ne dirais pas forcément moins fort, mais peut-être plutôt différent, moins absolu… Un animal, même s’il est le compagnon d’une personne depuis longtemps, qu’il est aimé profondément et traité aux petits soins, reste un animal. Ici, en Europe, il y a parfois ce que j’appelle une « confusion des rôles ». Les amoureux des animaux ne m’aimeront surement pas ici, mais il n’empêche que j’ai quand même été choquée à plusieurs reprises sur le rapport que beaucoup de personnes entretiennent avec leur bête.

2004-07-10 Rocher De Naye Vero (17)D’abord, les animaux sont autorisés PARTOUT. Quand je dis partout, c’est vraiment partout… à très peu d’exceptions près (l’hôpital fait parti de ces exceptions).  Dans les transports en public, dans les restaurants, les magasins, les banques, les services publics… il n’y a que bien peu d’endroits où on ne les croise pas. Je ne vous dis pas la surprise la première fois qu’on se fait licher le tibia par un chien tranquillement installé sous la table voisine d’un restaurant ! Je reconnais tout de même qu’ils se font discrets et qu’ils sont de façon générale, très bien élevés. Même si de les voir partout comme ça m’a choquée, leur présence sait se faire oublier et je n’ai jamais eu à me plaindre du comportement d’un pitou.

Ensuite, j’ai trouvé que l’attachement de certaines personnes à leur animal était un peu excessif (voir limite maladif ?). Ok, là, on me dira que ça, y’a des gens comme ça partout et ce n’est pas exclusif à ici. Pourtant, je n’ai jamais rencontré AUTANT de personnes démontrant un attachement similaire avant d’arriver ici. Je connais plusieurs personnes au Québec qui sont amoureux de leur animal, mais ils demeurent conscients qu’un animal reste un animal malgré tout. Là, ce dont je parle dépasse largement un grand attachement et même l’amour porté à une bête « normalement ». Un animal peut apporter beaucoup de réconfort à une personne seule et certains humains préféreront même leur compagnie à celles des autres personnes.  Jusque là, je n’ai rien à dire et je comprends aussi les restrictions qu’une personne peut avoir pour sortir ou partir en vacances puisqu’avoir un animal de compagnie exige aussi d’en être responsable. Un animal, c’est un être vivant et c’est un engagement quotidien que l’on doit remplir.

Mais de là à s’empêcher de sortir prendre un verre en après-midi avec des copines parce que ses chats font une dépression ? Ou bien de leur faire consulter un psy pour chats parce qu’ils sont traumatisés par la mort de l’un d’eux ? Ou quand j’entends cette personne qui parle de ses chats qui doivent prendre une panoplie de médicaments de petits vieux parce que l’un fait du cholestérol, l’autre du diabète, l’autre doit se faire opérer de la cataracte… ? Quand on m’insulte à l’hôpital parce qu’on vient d’aviser une personne que les animaux ne sont pas admis et que la personne en question ne comprennent pas qu’on refuse son chien qui est propre, alors qu’on y laisse rentrer des gens qui eux, ont une hygiène négligée ?

Ça, évidemment, c’est sans parler de tous les débats actuels sur la possibilité d’avoir un avocat pour animaux qui défendrait ceux-ci dans les cas de maltraitances, ou encore la possibilité d’interdire certains types de chien dans certains cantons et encore combien d’autres sujets médiatisés !

Autres-Photos-Articles 2206Par contre, je dois avouer que la majorité des animaux que j’ai rencontré jusqu’ici étaient bien tenu et que si j’ai été surprise par la quantité de chiens dans les rues, ils laissent peu de traces. En Suisse d’ailleurs, les maîtres ont à leur disponibilité un peu partout, des sachets à caca. Comme ça, si leur bestiole fait ses besoins, le maître peut s’occuper d’effacer les traces de son toutou. Ça, ça m’a quand même bien fait rire quand je les aie croisés la première fois ! J’ai appris par après qu’un maitre qui ne ramasse pas les crottes de son animal peut se voir infliger une amende… Aussi, de nombreux cani-sites sont disponibles un peu partout et ça, ce n’est pas qu’en Suisse, j’en ai croisé un peu partout en France.

En bref, si la proximité et la très grande présence des animaux de compagnie dans la vie quotidienne est surprenante sur un premier point, elle ne me gêne plus du tout aujourd’hui. Qu’on se comprenne, j’aime beaucoup les animaux, mais je préfère quand même la compagnie de mes semblables. Pour moi, une bête est une bête, même si elle mérite toute l’affection, l’attention et je dirais même le respect que l’on doit à un autre être vivant. Pour ces raisons, je n’ai absolument rien contre l’idée d’un avocat qui se porterait à la défense des animaux maltraités, mais ça me choque quand même quand une personne me raconte tous les problèmes de santé de sa bête, qui sont aussi nombreux que ceux d’une personne âgée mal en point ! Je ne dis pas qu’il faille laisser l’animal souffrir, mais sur ce point parfois, je me dis que l’on est plus humain avec les animaux qu’avec les humains…

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 08:30

 

Ça faisait un mois que j’étais arrivé en Suisse. Un mois de travail, un mois de découverte, de sorties, de voyages et aussi, de paperasserie administrative ! On ne s’y soustrait pas, où qu’on aille, où qu’on arrive ! Assurances, compte bancaire, loyer, permis de séjour… on s’y perd un peu en arrivant, mais on a quand même du soutien et des conseils, ce qui aide grandement.

Malgré tout, lorsque ce premier mois vint à sa fin, ma paye ne fut pas déposée directement dans mon compte bancaire comme s’aurait dû être le cas. Embrouilles de paperasse, je ne sais pas trop, toujours est-il que je devais aller chercher ma paye à la caisse du CHUV. On m’avait quand même avisé au début du mois que parfois, ça arrivait qu’on doive venir chercher notre premier mois de salaire, mais que par la suite, tout rentrait en ordre. Seulement, je ne m’attendais pas du tout à ce qui a suivi !

Donc, le jour où je me suis aperçue que je n’avais pas ma paye et que je devrais aller la chercher, je me suis présentée au bureau de la paye. Là, on me remet un papier où est écrit le montant de mon salaire de ce mois-ci. Je l’ai déjà dit dans un article précédent, ce montant était déjà soustrait des impôts ET de mon loyer ! Il ne me restait que quelques trucs à payer, mais pour la majorité de ma paye, c’était dans mes poches. Je crois que jamais je n’avais vu un montant comme ça m’étant dédiée ! Un beau montant à 4 chiffres dont le premier ne commençait pas par un 1 (j’en dit pas plus, c’est quand même un peu privé ! :p). Alors là, on me dit de me présenter à la caisse du CHUV avec ce bulletin et qu’on me versera mon salaire.

Sans aucun doute, je devais avoir un sourire béat en quittant le bureau de la paye.

JAutres-Photos-Articles 1390e me présente donc à la dite caisse et présente mon bout de papier. Là, bêtement, je m’attendais à recevoir un chèque à aller déposer. MAIS NON ! Ils me donnent ma paye CASH ! Je me rappelle avoir eu très chaud en voyant ces billets, dont des mauves qui représentent de GROS chiffres. La liasse n’était pas épaisse, mais c’était des GROS billets ! Et la fille me donne ça comme ça, l’air de rien. Moi, je n’étais vraiment, mais VRAIMENT PAS à l’aise !

Question de faire un peu la comparaison, au Québec, quand je retirais un montant au guichet automatique, non seulement c’était toujours des billets de 20$, mais en plus, je ne crois pas avoir souvent retiré plus de quelques billets… allez, au max un 200$ et encore ! Là, j’avais des milliers dans les mains (des=plus de 1, mais ça fait joli de dire des milliers quand même !). Je ne vous dis pas le stress quand je suis sortie de la caisse. Mon portefeuille, je le serais très fort contre moi et je me rappelle très bien avoir dit à mon amie Annie qui était avec moi à ce moment là, de surveiller mes arrières, que là, j’avais beaucoup trop d’argent sur moi et que je n’étais vraiment pas bien. J’ai parcouru quoi… une quinzaine de mètres pas plus pour aller au guichet de la BCV situé juste de l’autre côté de l’entrée principale et y déposer mon magot, ne conservant que le strict minimum sur moi. Oufff !!!

Rétroactivement, je me dis que bon, ok, ma réaction a été quand même un peu extrême. Surtout après avoir dû transporter ma caisse de pension complète sur moi pour me rendre d’une caisse à l’autre. Toutefois, ce n’était pas du tout anodin pour moi ce jour là… choc culturel, on en parle, mais on ne parle pas de choc économique ! Par la suite, je me suis habituée non seulement au coût de la vie en Suisse, mais à mes payes qui ne me semblent plus aussi généreuse aujourd’hui, bien que je ne me plaigne pas non plus !

Ce que je dirais seulement par rapport au coût de la vie, c’est qu’on s’y fait quand on travaille dans ce pays. Les salaires sont en fonction des prix que l’on paye et on a quand même une bonne qualité de vie. Mais bon… là-dessus, je parle en tant que célibataire sans obligation, parce que bien sûr, les choses changent quand on a une famille, des enfants, qu’on veut acheter un appartement ou même un maison (ce qui n’est quand même pas facile en Suisse !). Bref, je n’ai pas eu raison de me plaindre pour les 5 premières années que j’ai vécues ici. La dernière année, bah là, c’est une autre histoire… :p

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 08:30

 

La Suisse, c’est cher. Combien de fois j’ai entendu cette rengaine, déjà avant de venir et encore plus souvent depuis que j’y suis. Mais quand on vit dans un pays, qu’on y travaille, le coût de la vie est aussi en fonction des salaires, donc, est-ce que la Suisse est vraiment chère ou c’est une impression dictée par les prix qu’on a l’habitude de voir pour certains items et qui sont beaucoup plus élevé sur les étalages Suisses ?

Quelques exemples parmi les plus courants :

Lausanne (20)Le prix de la viande. Je l’ai déjà mentionné lors de ma première épicerie, mais si le prix m’a choqué la première fois, c’est encore le cas aujourd’hui ! Pour à peine plus d’un kilo de viande hachée, payer 20 CHF, c’est quand même beaucoup. Surtout que cette viande achetée à la Migros est loin d’être de bon goût ! Pour cela, il faut aller chez le boucher et là, on paye facilement 25 CHF pour un morceau de steak pour une personne (et encore, je ne suis pas une grosse mangeuse, alors disons environ 250 g de viande…). Excellent, ce steak, mais à 25 CHF le morceau, disons que je n’y retourne pas souvent !

Le coût des loyers. J’ai habité sur l'avenue de Béthusy pendant un peu plus de 2 ans. Un studio de 25 mètres carrés, une seule pièce avec mini-cuisinette, que j’ai payé 710 CHF/mois. Bon, je l’avoue, j’aurais pu être plus futée sur ce coup là, me trouver des copines pour louer un plus grand appartement à séparer à plusieurs, mais j’étais bien dans mon petit studio et je n’avais pas envie de changer d’endroit. J’aurais payé 100 CHF de moins pour un plus grand appartement… séparé à plusieurs. Par après, je me suis trouvé un très bel appartement, ce que l’on qualifierait au Québec de très grand 3 ½, mais est considéré ici comme un 2 ½ (la demi étant la cuisine habitable, la salle de bain n’étant pas compté dans les pièces). Là, je payais 1025 CHF/mois. Quand même hallucinant quand on pense que pour un appartement plus grand au Québec, mon 4 ½ à St-Jérôme, je payais 410$/mois ! Ça fait peur quand même. Même si les prix ont beaucoup augmenté au Québec depuis, c’est encore loin d’atteindre la Suisse.

Lausanne LePrintemps (3)

Les restos. Les restos, c’est un produit de luxe en Suisse ! Bon, payer 15 CHF pour une pizza pour une personne, ça choque peut-être un peu au début, mais ça passe encore. Ensuite, on se prend des menus dans certains pubs connus, on se sépare la facture à tout le monde et ça « va encore »… Généralement autour de 30 à 40 CHF/ personne. Après, quand on veut se faire un bon resto pour fêter un truc à deux ou trois, oups, tout à coup, on se rend compte qu’avec une bouteille de vin, même dans un « bête resto chinois », ça monte encore plus vite ! Et aujourd’hui, alors que je ne vais même pas dans des grands restaurants, c’est rare qu’on sorte avec une facture en bas de 150 CHF pour deux ! Tout ça pour un repas « entrée-plat-dessert-vin », sans forcément prendre le truc le plus cher de la carte.  Et encore, je dis 150 CHF c’est vraiment parce que ce n’est pas dans un restaurant super classe…

Les sorties en boite. Un indispensable de la vie Béthusienne et pourtant, ça peut aussi faire mal au budget ! La meilleure combine étant de se saouler AVANT de sortir… raison des multiples soupers bien arrosés que l’on se faisait. Pour aller danser au MAD, au CULT ou au D Club, il fallait payer un droit d’entré avoisinant les 20 CHF (ça commence à faire un bail, alors je ne me rappelle plus exactement). Bon bien sûr, avec ça on a souvent une consommation gratuite, mais tout de même ! Après, si on n’aime pas trop la bière ou qu’on a envie d’un cocktail un peu plus exotique, il faut se préparer à douiller ! Ma première expérience m’a fait passer le goût des cocktails pendant longtemps… Il faut compter entre 14 et 20 CHF pour un jus alcoolisé ou un truc du style. La bouteille de champagne pour fêter un événement ? Facilement plus de 100 CHF (et ce n’est même pas du grand cru ! La bouteille que tu payes 15 CHF au marché quoi…) et qui te laisse la tête et l’estomac pas forcément très heureux !

Autres-Photos-Articles 1394Les transports en commun. Heureusement qu’existe l’abonnement demi-tarif ! Sans cela, le coût des voyages serait juste exorbitant ! Déjà pas donné, on s’habitue vite au coût des trains en Suisse, tellement le réseau ferroviaire est bien entretenu et pratique. Mais pour avoir pu comparer bien malgré moi le prix entre la France et la Suisse depuis près de 4 ans, je ne peux que m’effarer de voir à quel point « ça pas de bon sens ! ».  Pour un aller Bâle-Strasbourg, je peux compter autour de 15 euros, soit 25 CHF environ, sans réduction. Pour la même distance en Suisse, sans abonnement, on peut facilement prévoir le double… Le compte est vite fait : si on a l’intention de voyager un minimum en Suisse, mieux vaut se prendre un abonnement général ou demi-tarif si on y vit, un Swiss pass pour touriste si on est de passage pour visiter.

 

Des exemples comme ça, y'en a tout pleins, bien entendu... mais maintenant, il reste à comparer avec les salaires... ma première paye… aventure à lire dans le prochain numéro ! (Je déteste tellement ça quand on me coupe l’action au moment où ça commence ! N’empêche que c’est excellent d’entretenir le suspense, alors voilà !!! ;) )

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 08:30

 

Nouveau rythme de vie veut souvent dire… s’adapter ! Et oui, on n’y manque pas quand on arrive ici, mais pour certaines choses, c’est parfois plus difficiles que d’autres…

Dans les choses que j’ai trouvées un peu plus ardues à mon arrivée, il y a les horaires parfois (souvent !) décourageants des commerces. Bon, on me dira qu’il n’y a pas si longtemps au Québec, c’était pareil. Mais ça fait quoi, 20 ans qu’on a presque tout d’ouvert les soirs de semaine jusqu’à 22hres et sur le week-end ? Je suis encore trop jeune, j’ai pris l’habitude de faire mon épicerie le dimanche ! Dur choc alors de se retrouver le nez devant une porte close de la Migros en finissant de travailler.

Autres-Photos-Articles 1381Et oui, les commerces ferment leurs portes entre 18hres30 et 19hres les soirs de semaine, 17hres le samedi et sont fermés le dimanche ! Rare… très rares sont les exceptions. Difficile alors d’aller faire ses courses quand on fini de travailler à 19hres. Il faut vraiment s’organiser complètement différemment si on ne veut pas manquer de bouffe le dimanche, ce qui n’est pas toujours évident avec un métier comme le mien où j’enligne des jours et des nuits sur la semaine et le week-end !

Le dimanche, ce n’est pas compliqué, tout est mort ! Mis à part les boulangeries qui sont ouvertes jusqu’à midi, il ne faut pas s’attendre à rien trouver d’ouvert. Si quelques restaurants peuvent être ouverts, il faut quand même se renseigner quand on ne les connait pas, car là encore, je me suis fait avoir à quelques reprises. Une fois cette leçon apprise, on profite quand même de cette journée d’un calme vraiment particulier tellement l’animation dans les rues est… inexistante !

Bon, ça, c’est pour le dimanche et les soirs de semaine. Si ça ne ce résumait qu’à ça, les horaires déprimants, ça serait déjà suffisant, mais une petite anecdote tout à fait québécoise mettra un peu plus l’emphase sur le « phénomène ».

Un soir, on est sorti en groupe aller prendre une bière. Je ne me rappelle plus quel jour de semaine c’était, surement un vendredi ou un samedi, mais je ne suis pas sûre. Toujours est-il qu’en bon groupe de québécois fraichement débarqué, après la bière vient l’appétit. Au Québec, un classique après quelques verres, c’est d’aller se bouffer une bonne grosse poutine ! Les restos de fast-food ouvert 24hres ou au moins jusqu’à 3hres du matin, ce n’est pas ça qui manque là-bas. D’ailleurs, c’est toujours un peu le rituel après une soirée bien arrosée, d’aller « éponger » l’alcool avec une bonne dose de graisse. Toujours est-il que ce soir là, il était encore tôt quand notre groupe a décidé qu’à défaut de poutine, on se ferait un bon MC Do. Quel désespoir et quelle surprise de le découvrir fermé à 1hre du matin ! Je ne connais pas de MC Do au Québec qui soit fermé à cette heure là !!! Que faire ? Nous qui avions tellement faim ! Et ben rien… on a eu beau chercher, on n’a rien trouvé pour assouvir notre appétit de jeunes alcoolisés. On a donc dû se contenter de rentrer à pied jusqu’à nos logements, question de dégriser un peu et d’avoir en masse le temps de râler contre la Suisse (un sport très fréquent quand on arrive !). Parlant de fin de soirée alcoolisée, j’ai appris par la suite qu’ici, la « tradition » post soirée bien arrosée, c’est de se faire des spaghettis bolognaise… non, je n’ai pas encore testé !

Pour en revenir aux horaires, bien que je me sois aujourd’hui habitué à cet état de fait, je trouve toujours ça un peu frustrant de ne pas pouvoir rien faire le dimanche. Oui, je sais, le principe est de vouloir que tout le monde ait l’occasion de profiter d’une journée de congé par semaine, question de se retrouver en famille, etc. Je ne suis pas contre ce principe, mais personnellement, je n’aime pas passer ma journée du samedi à courir les courses (le mot est particulièrement bien choisi finalement !) parce que le lendemain tout sera fermé ! Ça me fait même souvent carrément chier ! (oups !)

Mais bon, voilà ! Comme tout le monde ici, je fais avec et j’essaie même d’y trouver des points positifs. En tout cas, c’est la journée où l’excuse pour ne rien faire est toute trouvée : tout est fermé ! Pour se permettre la farniente, j’avoue que c’est le meilleur prétexte ;)

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 08:00

Ahhh le français... MA langue !


Mais attention, je ne parle pas tant de celle que l’on a en bouche, que de celle que l’on prononce à tous les jours. Je parle français, c’est ma langue maternelle. J’y suis d’autant plus attachée que petite, ma mère mettait un point d’honneur à ce que nous ayons un bon vocabulaire. Combien de fois me suis-je faite reprendre pour avoir utilisé des anglicismes ou parce que je n’articulais pas bien mes mots ? Par la suite, il est vrai que les efforts de ma mère ont porté leurs fruits. On me disait souvent que je parlais bien le français et c’était un compliment qui me faisait chaud au cœur.

Toutefois, en arrivant en Europe, les choses ont bien changé. Certaines personnes disent que nous, au Québec, on parle mal. On se fait dire qu’on utilise le vieux français, on nous traite de « tabarnakos », mais par contre, les gens adorent notre accent même si ils ne comprennent pas un mot de ce que l’on dit ! On doit répéter 15 fois la même phrase sans se faire comprendre parce que on n’a pas prononcé chaque syllabe de la même façon qu’eux ou parce qu’on n’a pas « francisé » un mot anglais… Frustrant… extrêmement frustrant de parler la même langue et de ne pas être capable de se faire comprendre ! Sans parler des termes que l’on peut utiliser, mais qui ne veulent pas dire la même chose selon si on est québécois ou européen !

C’est souvent frustrant et parfois, on se sent bien seul pendant un moment, quand personne ne nous comprend, mais généralement on rit beaucoup de ces méprises par la suite.

Des méprises dues au vocabulaire utilisé ou à l’accent, j’en ai vécu des pelletées ! Voici quelques anecdotes qui ne sont bien sûr pas exhaustives... d'autres suivront selon mon inspiration !

Un jour, au travail, peu de temps après mon arrivée, je me prépare à distribuer les plateaux de repas.  Je demande donc à la fille avec moi si elle peut m'aider à "passer les cabarets". La fille me regarde avec un grand air surpris et, oui, je crois qu'on peut dire quasiment inquiet. Moment de flottement avant qu'elle me demande ce que je veux dire par là (elle n'avait visiblement pas compris que je faisais référence aux plateaux, alors que moi, je ne voyais pas ce que j'avais dit de mal). Après quelques gesticulations, elle fini bien sûr par comprendre que je parlais des plateaux de repas et au soulagement que je vois dans son visage se rajoute un grand éclat de rire , tout comme ceux des autres personnes qui nous écoutaient. Si au Québec, des plateaux, on appelle aussi ça des cabarets… en Europe, c’est l’endroit où se déhanchent les danseuses. On comprend donc pourquoi la fille avec qui j’étais a tiré une tête quand je lui ai demandé de m’aider à « passer les cabarets » !

Une autre fois, toujours au travail, on parlait de la surprise de découvrir des bunkers dans notre bloc appartement (je reviendrai sur l'histoire des bunkers). Nous étions deux québécoises avec un français et un belge je crois et nous manifestions notre surprise et notre interrogation à ce sujet. Les non-québécois nous regardaient avec de grand air perdu en nous demandant de quoi on parlait. En le leur expliquant, l'un d'eux comprend soudain de quoi on parle et s'exclame:" ahhh, mais vous voulez dire un  bOUMker...". Cette fois, c'est nous qui avons bien rit ! Alors que nous, on prononçait le mot avec un accent anglophone depuis le début, eux ne le comprenait pas parce qu'il n'était pas "francisé". Tout, ce chmick-blick pendant au moins 5 bonnes minutes, juste parce qu'on n'avait pas le "bon accent". En plus, le mot "bunker" dit à la "bOUMker", ça faisait vraiment fifi et tellement pas sérieux que là, c'est nous qui sommes partie à rire et nous sommes moqué d'eux un peu... Pour une fois qu'on pouvait leur rendre la pareille !

Question de dire que ce n'est pas uniquement quand on arrive dans un nouveau pays qu'il peut y avoir des méprises, mais que le langage, c'est quand même bien "incrusté" en nous: plus récemment, j’étais avec un ami et mon chum et on s’obstinait sur la grosseur d’un chevreuil. On était loin d’avoir les mêmes dimensions pour cet animal et chacun était persuadé d’avoir raison. Le gars en question ayant une culture générale impressionnante, je commençais à douter, alors que des chevreuils, on en a pleins au Québec ! Y'en a même qui viennent bouffer les fruits des pommiers de mon père ! On se décide donc à aller voir sur internet, notre ami Wiki, qui donne raison à mon ami. Je ne comprenais pas en quoi j’avais pu avoir si faux jusqu’à ce que je voie, à un endroit de la page, un lien indiquant « chevreuils aux Québec ». J’appuie sur le lien pour tomber sur celle du cerf de Virginie ! Celui que j’appelais chevreuil depuis toute petite était en fait un cerf de Virginie. Je l’avais sans aucun doute déjà su, mais le langage couramment parlé du Québec m’avait fait oublier ce « détail » ! Doh ! J’ai quand même un peu boudé après, question de principe. Cerf de Virginie, c’est laid comme mot !  Ce n’est pas de Virginie ces bestioles là, c’est au Québec qu’on les a et donc, ce sont des CHEVREUILS ! BON ! Et moi, je continue à les appeler comme ça, BON !

Y'en a encore des tonnes d'exemples comme ceux là, certaines fois par les tournures de phrases, d'autres fois simplement par l'usage des mots. Ça nous donne quelques moments cocasses où généralement, on se fout bien de ma tête (puisque je suis plus souvent qu'autrement minoritaire à défendre notre langage québécois!). Sans rancunes, il y a quand même des moments où ça devient frustrant de devoir toujours surveiller chaque mot que l'on utilise. Surtout dans les débuts, quand on arrive, alors qu'on a souvent l'impression que nos interlocuteurs ne font as beaucoup d'efforts non plus. Par la suite, ça se calme un peu et bon, on finit par s'habituer aussi.

Enfin, ça, c'était l'inspiration du moment pour les exemples de langue...mais il y en aura encore beaucoup d'autres à suivre, dont des mots d'ici qui m'ont bien surpris ! ;)

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 08:00

L’hiver se termine et j’en suis encore à raconter mes premières aventures hivernales en Suisse ! Mais là, il fait beau dehors, il fait chaud, les terrasses ouvrent et on peut enfin enlever les gros pulls et les gros manteaux d’hiver. Surtout que cette année, on a été bien choyé en matière de froid et de neige! Le beau temps revenant, on l’apprécie encore plus que d’habitude. J’entend les oiseaux qui chantent dehors, je respire et je vois les fleurs qui s’ouvrent et je me sens comme revivre ! Oui, je sais, ça fait peut-être un peu naïve et bonne enfant, mais que voulez-vous, le printemps m’a toujours fait cet effet et j’espère que ça ne cessera jamais !

Quand la chaleur revient, ça signifie aussi la saison des grillades. En tant que grande carnivore, ce n’est pas compliqué, j’adorre  les grillades ! Pour moi, saucisses ou bon gros steak bien épais cuit sur le charbon de bois, accompagné de patates, d’aubergines ou de poivrons grillés, c’est juste le summum des plaisirs d’été ! Si on rajoute à cela, un bel espace gazonné sur le bord d’une plage et le superbe spectacle des montagnes en arrière-plan, alors là, je suis aux petits oiseaux…Et si, EN PLUS, on a quelques artistes qui jouent de la guitare ou du tam-tam pas loin, alors là… je suis carrément aux anges !


2004-06-24 Fete de la St-Jean (25) Vidy

Moi et mes grands talents de joueuse de tam-tam... (ou pas en fait)

 

Bon, ça semble beaucoup demander et pourtant, y’a un endroit pas si loin de mon chez-moi en Suisse qui offre ces possibilités : Vidy. Bien que les artistes ne soient pas toujours présents, y’en a quand même pas mal souvent. Ou c’est moi qui aie été chanceuse ! Je n’y vais pas très souvent et maintenant encore moins qu’avant, mais à chaque fois c’est un tel charme de s’y retrouver… Le seule hic, c’est que comme c’est un endroit très populaire, y’a évidemment beaucoup de monde. Le dimanche, par exemple, journée familiale où tout est fermé, dur de se trouver un bon petit coin pas trop envahi par les gens.

 


2004-06-24 Fete de la St-Jean (6) Vidy

 

Autre inconvénient, bien que ce ne soit pas le cas pour tout le monde, les associations de protection des animaux qui profitent de ce moment de détente et de relaxation pour venir nous harceler en nous sortant des trucs du style: « ohhh, pauvre petit cochon qui a fini en saucisse !!! VOTRE Saucisse que vous allez manger… ». Ils ne sont pas tous agressifs, certains et probablement même, la plupart, se contentent d’être présents, d’afficher leurs slogans peu appétissants et de fixer longuement les mangeurs de viande… En tout cas moi, je n’ai aucune honte de manger de « l’animal mort », je trouve même ça excellent ! Encore meilleur quand il est bien saignant ! Faut pas rester en haut de la chaîne alimentaire pour rien non plus ! Ce qui ne veut pas dire que je n’aime pas les animaux, tout comme je suis contre la cruauté gratuite dont ils sont trop souvent victimes. Mais de là à ne plus manger de bête parce qu’elle a été élevée dans le seul but de finir dans mon assiette ? Non… quand même pas !

N’empêche que leurs slogans me dérangent. Me dérangent parce qu’ils ont pour but de me dégouter de ce qu’il y a dans mon assiette et donc, de m’enlever ce grand plaisir que j’ai de manger des grillades. Ils me dérangent parce que je ne suis pas insensible à la cruauté, même si la viande que je mange, je sais qu’elle a été contrôlée et que les bêtes sont élevées dans de bonnes conditions. En tout cas, ça n’a rien à voir avec ces animaux qu’on écorche vif et qu’on laisse vivants, sans fourrures, mourir lentement parce qu’incapable de hurler !

Oui, je les ai vu ces vidéos et elles m’ont dégoutées tellement c’est inhumain et que ça dépasse même la bestialité (aucune bête ne serait aussi cruelle !). Pourtant, même ces odieuses vidéos n’ont rien à voir avec mon steak et mes saucisses. Je sais, beaucoup de monde diront que je suis bien naïve de croire que les poulets, les bœufs ou les cochons élevés pour me nourrir sont mieux traités et que souvent, ils vivent dans d’atroces 2004-06-24 Fete de la St-Jean (11) Vidyconditions. Pourtant, ce n’est pas dans l’intérêt des éleveurs de négliger les conditions de détention de leurs bêtes, des contrôles sont fait et même si tout n’est pas parfait, je sais goûter une bonne viande d’une moins bonne. Au pire, j’aurai un peu mal au ventre, j’aurais quelques horribles flatulences (je n’en suis plus à ça près !), mais ça ne m’empêchera pas de remanger de la viande à la prochaine occasion.

Alors voilà, carnivore je suis et carnivore je resterai et j’emmerde les associations protectrices qui n’ont rien de mieux à faire que de venir me pourrir mes moments de détente au bord du lac à manger un BON GROS MORCEAU DE BIDOCHE bien saignante !!!

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 00:00

Quand on reste longtemps dans un même endroit, dans un même cadre de vie, on apprend à vivre avec ce qui nous entoure, avec le meilleur et avec le pire. Parfois en râlant, parfois en riant, des choses qui nous ont frappées (ouch !) au départ viennent à faire partie du quotidien et on n’y accorde plus grande importance. Il est rare qu’on se rappelle nos premières impressions, surtout quand celles-ci se sont révélées plutôt… euh… inadéquates !

2004-07-12 et 200 4-07-21 Lausanne Evian Vero (15)En relisant ces mails que j’ai écrit dans mes premiers temps en Suisse, je m’aperçois à quel point tout était nouveau ! Quand je dis tout, c’est vraiment TOUT. A comprendre par là que je mettais un peu tout et tout le monde dans le même panier, ne parvenant pas encore à discerner les différences pourtant majeures entre Français, Suisses, Belges et encore… Vaudois, Valaisans, Parisiens,  etc. Pour moi, tous les accents européens se ressemblaient et même si je remarquais bien des différences, j’étais incapable de les « classer » selon leur provenance. Je ne savais pas encore qu’ au CHUV par exemple, les Suisse étaient loin d’être en majorité parmi le personnel soignant. Aussi, un interlocuteur « X » européen était, pour moi, forcément Suisse ! D’où de très nombreuses erreurs de jugements dans mes premiers temps ici. On s’entend, pour qualifier les Suisses de râleurs alors que j’étais entourée de Français, c’est que je n’y avais pas compris grand-chose !!! Non non, je ne tiens pas à me lancer dans un conflit ouvert sur les dangers des généralités et les différences culturelles des francophones en Europe. Seulement, quand on nous demande « comment sont les gens en Suisse? » On se fie à l’expérience que l’on a eu, même si celle-ci n’est pas forcément juste dans son analyse.

Voici donc quelques « morceaux » d’un mail où je donne mes premières impressions sur ceux que je crois être les habitants de ce beau pays dans lequel je me suis installée.

 

Mail du 19 septembre 2003

 « J’ai reçu plusieurs questions sur le sujet : comment sont les Suisses ? Comment est l’accent ? Ai-je rencontré des gens intéressants ? Un petit mec peut-être (oui, j’étais bel et bien célibataire à l’époque !) ? (…)

Alors j’ai décidé d’écrire un peu sur le sujet. Au premier abord, les Suisses sont vraiment super sympathiques. Té perdu au coin d’une rue, ta mappe de la ville dans les mains à essayer de te repérer, t’as toujours quelqu’un qui va te proposer son aide (pas que les directives qu’il donne soient toujours exactes, mais bon… c’est l’intention qui compte !). Ils sont vraiment super serviables, t’aidant si tu tentes de monter ta grosse valise en haut des marches ou en redescendant, laissant quelqu’un de plus pressé passer devant eux, tenant la porte pour laisser passer une personnes, se saluant dans les rues ou dans les ascenceurs... etc. Bon, c’est sûr que y’a toujours des exceptions, mais je parle en très général depuis mon arrivée. Donc, comme début, c’est très positif.

Ensuite, en travaillant avec eux, on se rend compte que… les Suisse sont chialeux et qu’ils ont de la misère à sortir de leur « cadre ». Mouais, genre, j’ai une patiente qui est prête à monter à l’étage, mais le gars ne peut pas la recevoir car on lui a dit que c’était une autre qui devait monter d’abord… l’autre en question étant loin d’être prête ! Mais non, je ne peux pas monter celle qui est prête tout de suite parce que ce n’est pas dans cet ordre là qu’on les lui a annoncé… rapport ? Pis ça chiale sur tout ! Y’en a peut-être qui vont dire que quand je commence, je ne donne pas ma place, mais je vous assure, je ne fais pas le poids ! Autant le personnel que les patients… l’enfer ! Un patient vient à peine d’arriver, genre 15-20 minutes, j’ai même pas encore terminé de faire son admission que déjà il chiale sur 1. La civière (ici on dit brancard ou chariot) est trop dure, c’est pas confortable, est-ce qu’il peut avoir un oreiller ? 2. J’ai soif, je veux boire (alors qu’on n’en sait rien, vu son état et les examens qui seront demandés), 3. J’ai faim, comment ça on ne reçoit pas à manger ici (alors que souvent, ce n’est même pas l’heure du repas !) ? 4. Comment ça se fait que je n’ai pas encore vu le médecin ? Dans le meilleur des cas, après avoir chialé sur toutes les autres affaires d’abord, on est rendu à 30 minutes depuis son arrivée… Et ça, peut importe l’état de la personne. Tsé, quand on s’occupe d’abord de ralentir son cœur qui bat à 188 batt/min et que l’autre chiale parce qu’elle veut un OREILLER ? L’enfer ! Et ils sont assez… euh… égocentrique. Tsé, va lui dire que tu ne peux pas l’installer tout de suite dans un lit parce qu’il y a un patient qui ne va vraiment pas bien à côté… c’est pas une bonne raison !

(…)

On parlait d’accent Suisse aussi ? Héhé, d’abord, faut savoir qu’ici, y’on la maudite manie de couper tous les mots en deux ! Ils vont dire par exemple, une perf au lieu d’une perfusion, une crise d’épi au lieu d’une crise d’épilepsie (bah, ça aurait pu être une crise d’épinéphrine ou d’épicurisme… on sait jamais !), alors essaie de suivre une conversation quand tu dois trouver la bonne rallonge pour chaque mot que t’entend. Assez comique quand même par bout ! Et pour ce qui est de l’accent, ben c’est pas désagréable, en tout cas, moins pire que certains accents français que j’ai entendu. Vous savez, ceux qui montent dans l’aigu de façon assez… heu… peu mélodieuse ? Je crois bien que dans pas long, je vais être capable de reconnaître l’accent suisse à peu près n’importe où !

(…)

2004-06-24 Fete de la St-Jean (14) VidyPour ce qui est des autres québécois, y’en a comme des masses ici ! J’ai sorti un soir dans un bar et y’avait même un chanteur québécois. C’est fou l’ambiance qu’il y a à se retrouver un paquet de québécois ensemble… loin de notre pays d’origine ! Disons que ça fête pas mal fort et que y’avait pas d’ambiance de cruise du tout. Plutôt du genre, je suis l’amie de l’ami de la fille avec qui té arrivé et qui va devenir une bonne amie alors je te jase et tu vas devenir ma chum toi aussi ! Assez comique et pas mal cool.

Mais c’est étrange un peu l’impression que j’ai eu avec tout le monde que j’ai rencontré jusqu’à maintenant. Sûrement que je vais me faire un paquet de chums, on va sortir, voyager, visiter… mais dire que je vais rencontrer de bonnes amies/bons amis comme ceux que j’ai au Québec, je ne sais pas, j’ai des doutes. J’ai pas l’impression qu’il y ait beaucoup de monde qui veulent nouer des amitiés durables ou du moins, quelque chose de semblable à ça. Bah, je me dis que je suis là pour tripper et je vais bien voir… J’ai encore pleins de gens à rencontrer, de choses à faire… y’a tout pleins de surprises qui m’attendent !

 (…)

Alors voilà (expression typiquement Suisse ça en passant), pour ce qui est des rencontres que j’ai fait jusqu’à maintenant ! Je me fais un fun fou, même si c’est un peu gossant des fois de vouloir planifier de quoi et de pas savoir avec qui partir. Je fais des voyages seule, ça c’est sûr, mais y’a des choses qui sont plus l’fun en groupe !

Bon, je finis là, parce que ça risque d’être encore plus long sinon (et déjà, j’ai coupé des bouts sur la version originale !) !

Cho tout le monde (faut que je m’intègre à la Suisse et cho, c’est typique ça aussi !)

 

En relisant ce mail où je parle de mes impressions sur les gens, je suis moi-même quelque peu choquée de voir à quel point je pouvais généraliser et me faire des impressions sur les gens que je ne connaissais pas. En même temps, il est nécessaire et même primordial de passer par cette première impression, même si elle est remplie de faussetés. Les premières impressions, c’est quand même important, mais il est plus important encore, c’est d’arriver à passer par-dessus et découvrir ce qui se cache derrière. Par exemple, j’ai découvert que oui, il est vrai qu’au niveau hospitalier, les Suisses (oui, là, je parle bel et bien des Suisses, quoi qu'ils n'aient Hopital de Nuit Nord Janvier05 (03)pas le monopole sur ce point!) sont beaucoup plus exigeants que ce que j’avais connu au Québec et qu’ils sont très pointilleux sur l’aspect « confort ». Le « label qualité Suisse », ce n’est pas que dans les guides touristiques qu’on en retrouve le principe ! En même temps, il n’y a pas si longtemps encore dans la mémoire du pays, les gens qui venaient pour être hospitalisés bénéficiaient de tout un service de type « hôtellerie ». C’est d’ailleurs toujours le cas dans les cliniques privées et certains hôpitaux périphériques. Cette notion disparaît de plus en plus et même les patients « privés » bénéficient de moins en moins d’avantages et ce, malgré ce que les compagnies d’assurance laissent entendre à leurs client ! Il y a donc une grosse marge entre l’idée que la personne se fait d’un séjour à l’hôpital et la réalité, principalement dans la catégorie du 3ème âge…

Comprenant cet aspect particulier de la clientèle Suisse, on s’étonne moins de leurs exigences même si parfois, on a l’impression que certaines personnes forcent vraiment beaucoup sur la note ! Au final, on s’aperçoit qu’envers ces gens là, il suffit de leur offrir de toutes petites choses pour les rassurer, les réconforter et leur donner l’impression qu’on « prend soins d’eux ». Par exemple, une simple friction à l’eau de lavande avant d’aller dormir fait des merveilles sur la qualité de sommeil des patients ! Testé et approuvé ! Par contre, il faut aussi rester réaliste face aux exigences du service et non, je ne frictionne pas le dos de mes patients aux urgences la nuit ! En zone d’observation , c’est autre chose, mais aux urgences...

Pour en revenir aux premières impressions, il est toujours difficile, quand on arrive dans un nouveau milieu de vie, de savoir si ce que l’on perçoit est juste ou erroné et ce, malgré ce que les gens qui nous entoure peuvent nous en dire. Il est donc important, voir primordial de confronter ces idées, ces images que l’on se fait en cherchant à comprendre. Comprendre le pourquoi du comment des choses. Pourquoi les gens ont tel type de comportement ? Pourquoi on me fait sans cesse telle remarque ? Quelle est leur histoire, leur vision, leur conception des choses qui les amènent à avoir tel type de philosophie de vie ? Quand on trouve les réponses à ces questions, même seulement en parti, on découvre alors une énorme richesse culturelle et un passé souvent des plus surprenant,  expliquant du moins un peu, les différentes attitudes que l’on peut rencontrer. Bref, la compréhension de l’autre se fait une fois que l’on a passé par-dessus ces premières impressions et qu’on les a confronté à la réalité de l’autre.

Une fois la démarche de compréhension bien entamée, il faut ensuite passé à la phase d’acceptation de l’autre malgré ses différences et là, ça, c’est encore plus difficile… et pourtant, encore là, tellement rempli de richesses à découvrir !

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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 00:00

P1080161Quand les gens  apprennent que je viens du Québec (généralement, dès que j’ouvre la bouche pour parler…), l’une des choses dont on me parle le plus souvent, hormis ma « cabane au Canada », la chasse aux ours et les « tabarnak », c’est le froid quasi polaire que l’on connait chez nous. C’est vrai que la neige et les températures de -25°, ça impressionne vachement les européens ! Avec leurs petits 0°, voir -5° et leurs 10 cm de neige par hiver au total (avec de très rares accumulations), il est clair que nos températures extrêmes, variant sur l’année entre 30 ° et -25°, apparaissent pour eux comme ce que l’on pourrait rencontrer comme températures au pôle nord (je ne parle pas des -40° parce que je n’ai jamais habité dans le nord du Québec et que je ne compte pas le facteur vent ou humidité, mais que la température affichée) ! Du coup, on n’est pas loin des iglous et des trous dans la glace pour pêcher… la question de quelques milliers de km entre Montréal et le Grand Nord n’est bien sûr, qu’un très léger détail vu que ça fait partie du même pays !

En même temps, on ne peut pas leur en vouloir de cette vision assez réductrice des conditions climatiques du Québec puisque tant qu’on n’y a pas vécu, il est difficile de comprendre le mode de vie qui est le nôtre face à ce froid hivernal. Et puis, il y a quand même quelque chose de féérique et qui frappe l’imaginaire dans nos paysages couverts de neige ! D’un autre côté, tout à l’inverse, ne faisons nous pas la même erreur quand on traverse pour venir en Europe ?

 

En tout cas, moi, je me suis laissé complètement abuser ! Arrivant du Québec en Août 2003, je ne m’attendais pas à faire face au froid aussi vite à mon arrivée. Août 2003… été caniculaire en Europe qui a vue plusieurs dizaines de morts suite à la chaleur extrême et la sécheresse. La Suisse... sinon de l’altitude et des montagnes, il y a quand même des PALMIERS sur les bords du lac Léman ! Pour moi, un palmier, c’est exotique, c’est synonyme de chaleur, de conditions tropicales. Comment aurais-je pu deviner ce qui m’attendait ? Moi, petite québécoise arrivant à la fin d’un été comme celui là pour m’établir en Suisse, y découvrant des palmiers… je n’avais pas préparé ma garde-robe à des températures particulièrement froides. Je ne pouvais certes pas amener avec moi tous mes vêtements et j’ai dû faire un tri drastique pour n’apporter que le strict minimum.  Du coup, je me suis contentée de vêtements d’été, de quelques vêtements chauds et coupe-vent, mais rien d’extraordinaire non plus. Je me faisais bien envoyer d’autres vêtements pour l’hiver, mais en gros, je n’avais vraiment pas prévu de me geler les burnes que je n’ai pas en arrivant en Suisse !

Et pourtant ! Mes premiers contacts avec le climat Suisse eurent vite fait de me remettre les pendules à l’heure (normal, on est en Suisse !!!:p). Quoi qu’on puisse me donner le quart d’heure vaudois sur ce sujet, puisque que j’ai quand même pas mal tardé avant de me mettre réellement à la recherche de vêtements d’hiver digne de ce nom… et encore, j’ai eu de la peine à trouver !

Québec -Decembre 2005 (455)Mais pourquoi ? Et comment se fait-il que j’ai eu aussi froid alors que le thermomètre indiquait quoi… 12° ? 15° ? Au Québec, en automne, je n’ai jamais eu aussi froid aux os que là et pourtant, à des températures moindres ? Incompréhension totale et dur choc thermique !

Après un bout de temps, j’ai pu en tirer tout de même quelques conclusions, autre que l’habillement pour justifier cette différence de sensation du froid pour les mêmes températures. Je ne suis pas météorologue, alors si quelqu’un a une explication plus scientifique, il ne faut pas hésiter à me dire…

Bien qu’au Québec on ait beaucoup de lacs et de rivières, l’humidité de l’air et le froid, de même que d’autres facteurs que je connais moins, transforment le tout en neige. Du coup, la sensation que l’on a devant, par exemple, un -5° ou un -10° est certes un froid vif, mais aussi, un froid sec. L’humidité semble avoir été « absorbée » par la neige. Du coup, le froid ne s’attaquera qu’aux endroits exposés et aux extrémités. Si on est bien habillé, avec une tuque, un foulard et des mitaines (un bonnet, une écharpe et des gants…), voir même un pantalon de neige, il n’y aura que le visage et les extrémités qui auront froids. Dès que l’on sera à nouveau au chaud, le sang refluant dans les extrémités et le visage nous réchauffera très rapidement, avec une sensation de picotement envahissante. Tout cela, au Québec, nous en avons l’habitude et avons appris à vivre avec et donc, nous nous habillons en conséquences et prévoyons même nos déplacements et activités en fonction des températures, sans nous priver pour autant de faire des sports d’hiver. Simplement, nous privilégions les vêtements chauds et efficaces au « style » et à la mode, bien que l’un n’empêche pas l’autre.

Par contre, en Europe, l’humidité est différente. Cette humidité ne se transforme que rarement en neige,car les températures demeurenttrop élevées pour le permettre. Du coup, on se retrouve avec un froid humide des plus désagréables car il ne se contente pas d’attaquer les parties exposées, mais au contraire, il va pénétrer jusqu’aux os, peu importe les habits que l’on porte. Et même une fois de retour au chaud, on n’a pas cet afflue de sang pour nous réchauffer… on grelotte à l’extérieur et on grelotte encore rendu à l’intérieur, mécanisme Québec -Decembre 2005 (303)naturel pour rétablir et préserver la température interne, mais qui est loin d’être agréable, surtout quand c’est persistant ! Et les vêtements d’hiver que l’on vend ici sont certes très bien pour des températures supérieures à zéro, jolis, pleins de style, très féminins et classe… mais franchement inadéquat dès que le thermostat descend un peu ! Du moins, j'ai dû chercher pas mal pour trouver le bon compromis.

Résultat des courses, ben la petite québécoise que je suis a été bien naïve de croire qu’elle pourrait faire face à l’hiver européen comme si de rien n’était ! Pas de neige ne signifie pas moins froid et ça, je l’ai découvert bien à mes dépends !

Toutefois, il faut rectifier le tir de ces premières impressions, car les dernières années et cet hiver  2009-2010 plus particulièrement, les températures ont été beaucoup plus froides. Du coup, nous avons eu droit, ici, en Europe, à de belles tombées de neige. Etrangement, moi, j’ai eu l'impression d'avoir moins froid et j’ai été plus confortable cette année que les dernières que j’ai passé ici... et ce, bien que les températures aient étés beaucoup plus rigoureuses ! Allez y comprendre quelque chose ! :p

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